Tissons des liens forts

Chers amis lecteurs, passionnés, justiciers, activistes, curieux de nature…
 
Utiliser un réseau social unique pour le dénoncer a des limites. On voit de plus en plus souvent des gens critiquer des plateformes très utilisées et inviter tout le monde à partir ailleurs.
 
Ailleurs, oui, mais où ? « Ailleurs », c’est trop compliqué. « Ailleurs », il n’y a personne, etc. Oui, tant que tout le monde se dit qu’il n’y a personne, alors il n’y aura effectivement personne. C’est à chacun d’entre nous de faire vivre ces plateformes alternatives pour qu’il y ait « quelqu’un ». Si vous ne le faites, pas, deux conséquences suivent inéluctablement :
  • pourquoi les autres le feraient-ils plus que vous ?
  • le jour où la plateforme dont laquelle vous dépendez à 100 % fait défaut, vous vous retrouvez le bec dans l’eau.
Est-ce plus difficile de s’y inscrire qu’ailleurs ? Non. Un courriel, un mot de passe, c’est terminé.
 
Tous ont-ils toutes les fonctionnalités des plateformes auxquelles vous êtes habitués ? Non.
 
Pour autant, il s’agit tout simplement de mettre l’essentiel avant le détail : qu’est-ce qui est le plus important, la fonctionnalité à laquelle on est habitué ou bien le pistage et la censure ? À chacun d’entre nous de mettre les priorités que l’on juge les plus importantes.
 
Ainsi, et parce que la diversité est mère de résilience, je vous invite à venir me retrouver sur diverses plateformes, listées ci-dessous, vous n’avez que l’embarras du choix ! L’idéal étant d’en choisir au moins deux, au cas où l’une d’entre elles fasse défaut un jour. Scannez les qrcodes ou cliquez dessus pour aller sur mon profil sur chacun de ces sites :
 
Diaspora, opensource, décentralisé, équivalent de FB. Pas de groupes, interface minimaliste. Choix d’un « pod » pour s’inscrire, le choix est totalement libre et a peu d’importance : https://podupti.me/ en prendre un avec de nombreux utilisateurs (trier avec la colonne Users) et ancien de préférence (colonne Months).
Mastodon, opensource, décentralisé, équivalent de Twitter. Comme pour Diaspora, choix d’un pod. On peut utiliser cette page pour aider dans le choix d’un pod : https://instances.social/
Peertube. Permet le partage de vidéos. C’est un youtube décentralisé.
VK, centralisé, vous donnez vos infos directement au FSB. Est-ce mieux que la NSA ou la DGSI, à vous de voir en fonction de l’endroit où vous vous trouvez et de vos activités !
Facebook. Sans commentaire.
Twitter. Sans commentaire.
Youtube. Sans commentaire.
Minds. Centralisé. Différent.
Évidemment, pour être tenu au courant des informations les plus importantes que je pourrais diffuser, n’oubliez pas de vous inscrire à la liste de diffusion à gauche. Je n’envoie des courriels que pour des annonces importantes (nouveau livre, par exemple).

« La monnaie libre : l’essentiel » est sorti !

Frère jumeau de « La monnaie : l’essentiel », ce livre s’attache à répondre à toutes les questions sur la monnaie libre.

Comprendre la monnaie libre passe par de nombreuses étapes : comprendre des mécanismes basiques de la monnaie en général, puis intégrer petit-à-petit le fonctionnement et les propriétés de la monnaie libre en particulier. Pour aider chacun d’entre nous à comprendre la monnaie libre, je publie ce petit livre qui résume les points essentiels dans un format compact et utilisant des termes et des explications simples. À faire lire à tous ceux qui se posent des questions sur la monnaie libre.

J’y explique la symétrie spatiale et temporelle, les référentiels absolu et relatif, la convergence des comptes, la toile de confiance, les logiciels et services, ainsi qu’un chapitre dédié aux questions les plus fréquentes.

Il est disponible :

D’autres sites seront également disponibles bientôt.

« La monnaie : l’essentiel » est sorti !

Après le succès du livre « La monnaie : ce qu’on ignore », je publie un autre livre de vulgarisation sur le même sujet : la monnaie.

Autant le premier livre est épais et intimidant à la fois pour ceux qui ne connaissent rien au sujet et pour les allergiques à la lecture, autant « La monnaie : l’essentiel » ne paye pas de mine : 80 pages au format poche, il ressemble plus à un petit livret qu’à un véritable livre. Pour autant, c’est un condensé d’information.

Histoire de la monnaie, banques centrales, monnaie crédit, monnaies alternatives, blockchain, etc. Plus personne n’aura d’excuse pour dire qu’il « ne savait pas » comment est créée la monnaie, l’origine de la dette publique, le pouvoir des agences de notation, les effets de la spéculation et de l’effet de levier, les conséquences de l’étalon-or… Tout y est !

Ce n’est pas non plus un résumé de « La monnaie : ce qu’on ignore ». Pas un seul paragraphe n’a été repris, tout a été réécrit. Seuls deux graphiques sont identiques entre les deux livres. Ceux qui ont aimé le premier livre peuvent parfaitement lire celui-ci : les explications et la perspective sont différents et très complémentaires du premier.

Il est disponible au format papier et au format électronique sur les plate-formes suivantes :

D’autres sites devraient être disponibles sous peu.

Bonne lecture, et n’hésitez pas à laisser des commentaires sur ces sites pour donner envie aux visiteurs de le lire !

Résoudre le problème de la dette publique par l’expropriation.

On nous parle de plus en plus souvent du « problème de la dette publique ». C’est effectivement un problème. Ceux qui s’intéressent un tout petit peu à la monnaie savent très bien comment le résoudre. Il suffit d’arrêter le système de création monétaire par les banques. D’arrêter de payer pour de la monnaie créée par un clic de souris.

On sait par ailleurs que le système financier tel qu’il est actuellement ne peut pas continuer éternellement. Les dettes gonflent inexorablement, la croissance est la condition d’existence du système. Or sur une planète aux ressources non infinies, il n’est matériellement pas possible de maintenir une croissance exponentielle. Car c’est bien d’une croissance exponentielle qu’il s’agit. Un « petit » 2 % par an, c’est 20 % au bout de 10 ans, 46 % au bout de 20 ans, 78 % au bout de 30 ans, 100 % au bout de 36 ans, 258 % au bout de 50 ans. Quant à la décroissance, c’est tout simplement impossible en système de monnaie-crédit : ce serait l’effondrement immédiat du château de cartes. La chute est donc inévitable.

L’État, par l’intermédiaire de l’organisme « France Stratégie » relié directement au premier ministre se penche sérieusement sur la question de la dette publique. Il a publié sur son site officiel des « pistes » pour venir à bout du problème dans une note qui date de fin 2017. Et là, cramponnez-vous à votre siège. Ils envisagent qu’« en cas de problème », l’État devienne propriétaire de tout le territoire et fasse payer un « droit d’occupation du sol » aux anciens propriétaires désormais expropriés. Vous ne me croyez pas tellement c’est gros ? Lisez par vous-même :

« Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien. »

Lire en clair : « les gens deviennent propriétaires, il ne reste plus qu’à les déposséder de leurs biens et rafler la mise ». Bien entendu, le bénéficiaire direct de ce genre de mesure ne serait pas l’État, il ne ferait que « se désendetter ». Bingo pour les banquiers et grands financiers.

La vidéo qui accompagne le billet est également à couper le souffle. Âmes sensibles s’abstenir. 

La guerre du Kippour n’a pas causé le choc pétrolier des années 1970 (en fait, c’est l’inverse)

Dans mon livre « La monnaie : ce qu’on ignore », j’écris que l’abandon de l’étalon or par Nixon est le déclencheur du premier « choc pétrolier » des années 70. En lisant cela, tu peux te dire : « C’est faux, ça. On sait tous que les méchants de l’OPEP sont à l’origine de la crise et que c’est la guerre du Kippour qui est le déclencheur. »

Je ne vais pas nier que certaines raisons politiques ont pu avoir une influence. Malgré tout, j’affirme ici qu’elles ne sont pas le facteur principal. Des preuves ? Elles arrivent.

Plutôt que de croire inconditionnellement ce qu’on nous raconte, regardons les chiffres.

Hausse des prix

Voilà ce qu’on nous présente : les Saoudiens avec leurs copains de l’OPEP ont démarré un embargo sur le pétrole en 1973. La principale raison aurait été de protester contre les états qui soutenaient Israël dans la guerre contre les pays arabes. Ou au pire, on nous dit que c’est juste les types cupides de l’OPEP qui voulaient tirer un maximum de jus de leur pétrole. Résultat : les prix du pétrole flambent.

Effectivement, les prix ont grimpé lorsqu’on regarde les prix en dollars sans correction (la courbe bleue). Ils ont aussi grimpé en « dollars constants », c’est-à-dire tenant compte de l’inflation.

On doit alors se poser deux questions :

  • la guerre a-t-elle été la cause de l’embargo ?
  • le « dollar constant » est-il une référence fiable et non faussée ?

Répondons à ces deux questions.

Les Saoudiens : rois du pétrole

Tout d’abord, les Saoudiens étaient les rois du pétrole à l’époque. En fait, ils rivalisaient avec les États-Unis en terme de production :

Non seulement ils étaient l’un des principaux producteurs au niveau mondial, mais ils basaient aussi leur économie sur le pétrole.

Jetons un coup d’œil à leur dépendance économique au pétrole :

En 1970, 30 % de leurs revenus provenaient du pétrole, ce qui n’est pas rien. C’est passé à 70 % en 1974. Peut-être étaient-ils vraiment cupides, finalement ?

Mais comment sont-ils passés de 30 à 70 % ? Est-ce grâce à la hausse des prix ? Est-ce que, par hasard, ce pourrait être parce qu’ils ont exporté beaucoup plus ? Regardons un peu la courbe de leurs exportations :

Effectivement, leurs exportations ont littéralement explosé entre 1970 et 1979. La multiplication par 3 de leurs exportations entre 1970 et 1975 explique déjà à elle seule largement la hausse des revenus pétroliers. Si c’était de la cupidité, ils n’ont pas obtenu plus par un simple gain de prix, on peut même être surpris qu’ils n’aient pas gagné plus vu l’augmentation de leurs exportations.

Mais une première question vient à l’esprit : au vu de la hausse des prix du pétrole, où donc est passée la chute vertigineuse des exportations qui devrait en être la cause ? Il y a bien une petite baisse de moins de 10 % vers 1973, mais cela suffirait-il à justifier la hausse brutale des prix du pétrole ? Est-ce qu’il pourrait y avoir d’autres raisons à cette hausse ?

Les productions mondiales et états-unienne

Jetons un coup d’œil à la production mondiale de pétrole dans la période qui nous intéresse.

Le plus surprenant dans l’histoire, c’est que la production saoudienne (Middle-East en vert) n’ait pas plongé plus que cela en 1973 pour un embargo qui a tout de même duré 6 mois. Plus surprenant, la production états-unienne a elle-aussi baissé dans la même période. Auraient-ils fait un embargo sur eux-mêmes ? Ça n’a aucun sens ! Penchons-nous sur la question d’un peu plus près et focalisons-nous sur la production de pétrole des États-Unis sur la période :

Effectivement, on voit la production américaine baisser significativement entre 1970 et 1980, en plein choc pétrolier. Elle ne remonte légèrement qu’en 1980. N’est-ce pas surprenant ? Devrions-nous peut-être regarder d’autres sources ?

Aucun doute, en pleine crise du pétrole, les États-Unis ont réduit leur production. On peut voir une très légère inflexion des importations pendant l’embargo, mais sans pour autant avoir un arrêt total, très loin de là, puis une accélération très impressionnante des imports. La logique de l’époque, qui n’a été cassée que récemment sous Obama était : « Épuisons les réserves de tout le monde, puis quand ils seront à cours de pétrole, on pourra puiser dans les nôtres ». Ils y sont d’ailleurs arrivé partiellement puisqu’ils deviennent en 2017 le premier producteur de pétrole au monde. Le prix à payer était peut-être la crise pétrolière des années 1970.

Biais culturels

Le monde arabe, comme bien d’autres parties du monde, est très traditionnel. Il est basé sur la stabilité des valeurs ancestrales. Il fonctionne sur des valeurs « sûres » comme l’or. Encore aujourd’hui, les frasques dorés des princes du pétroles sont mondialement connus, en plus d’autres choses.

Par ailleurs, l’or prend une place importante pour afficher ses richesses :

L’étalon or

Ceux qui ont lu mon livre sur la monnaie savent qu’à la suite des accords de Bretton Woods en 1945, l’économie mondiale repose sur le dollar américain pour les échanges internationaux, chaque dollar est échangeable contre de l’or à taux fixe. Malheureusement, les États-Unis impriment beaucoup plus de dollars qu’ils n’ont d’or et le président Nixon est forcé d’abandonner l’étalon or en 1971.

Le résultat direct est la chute immédiate du cours du dollar par rapport à l’or :

D’un autre côté, tous les échanges internationaux continuent à être payés en dollars. Le pétrole ne fait pas exception, puisqu’on parle même en pétrodollars. C’était encore le cas très récemment, et quiconque défiait ce monopole était immédiatement écarté. Saddam Hussein et Khaddafi en sont deux exemples frappants, si j’ose dire. Il n’y a que les Chinois et les Russes pour se lancer dans l’aventure ces dernières années.

Revenons en 1973. Mets-toi dans la peau d’un Saoudien. Tu chéris l’or. Mais en échange de ton pétrole, tu reçois des bouts de papier avec lesquels tu pourrais tapisser ta chambre tellement ils ne valent plus rien. Ce que tu vois, c’est que ton or noir a une valeur qui dégringole par rapport à l’or sonnant et trébuchant, il perd même quasiment la moitié de sa valeur :

Prix d’un barril de pétrole en onces d’or

Que faire ? Tu te souviens que le dernier embargo en 1967 a remonté les prix rapidement, on le voit d’ailleurs sur le graphique ci-dessus. Il faut absolument trouver une excuse pour obliger le prix du pétrole à remonter au niveau où il se trouvait sous l’étalon or.

La guerre du Kippour est l’excuse rêvée. Surtout quand on sait que les Saoudiens en ont été secrètement les artisans puis ouvertement actifs dans le conflit.

Comparaison pétrole-or

Continuons notre analyse et étudions comment le pétrole et l’or se sont comportés dans les décennies qui nous intéressent. Peut-être allons-nous trouver une forme de stabilité. N’oublions pas qu’à cette période, le monde entier entre en crise, les monnaies subissent des dévaluations importantes, on l’a vu avec le dollar qui plonge par rapport à l’or, etc.

Il semblerait bien qu’au milieu du chaos mondial, on trouve une certaine stabilité dans ce graphique. Jusqu’en 1985, il y a des vagues, certes, mais la tendance globale est très stable : le pétrole remonte systématiquement à ses niveaux d’avant la crise autour de 0,08.

Analysons cette fois ce graphique avec en tête les événements historiques de l’époque. Soudain, tout s’éclaire.

Pour résumer, les Saoudiens et leurs alliés forcent le prix du pétrole en or à revenir à ses niveaux de la période de l’étalon or. Ils le font même monter encore plus loin pour s’approcher de 0.1. Visiblement, d’autres étaient aussi en train de regarder ce même graphique : les dirigeants de l’OPEP sont attaqués physiquement pour leur rappeler qui est le patron. L’opération marche bien, les prix du brut redescendent.

Cinq ans plus tard, le prix du pétrole en or est de nouveau redescendu bien bas. C’est compter sans la perspicacité des Saoudiens. Ils lancent un embargo sur le long terme en réduisant de manière drastique leur production et leurs exports. Malgré tout, ils doivent finalement céder autour de 1985 : de nouveaux concurrents indépendants sont apparus dans le secteur pétrolier comme l’Alaska, la Sibérie ou encore la Norvège en Mer du Nord. Les Saoudiens voient qu’en retenant trop leur production, ils perdent du terrain et leurs revenus s’effritent, ils remettent les gaz, si on peut dire, faisant descendre le prix du pétrole cette fois pour plus longtemps. Adieu étalon or-pétrole !

Conclusion

Si tu crois encore qu’il n’y a aucun lien entre le pétrole et l’or dans cette période, exprime-toi ! Depuis, d’autres événements ont eu lieu qui peuvent brouiller les cartes. Pourtant, à l’époque, je suis persuadé que ce graphique explique tout.

Quant au graphique « en dollars constants » du début, il est évident que le calcul de ce « dollar constant » est de la pure fantaisie. Les Saoudiens n’en avaient rien à faire des « papelards constants » ou de l’« inflation » calculée par un panel obscur quelque part dans le monde. Ils se basaient sur l’or qu’ils pouvaient entasser dans leurs coffres.

La guerre du Kippour n’a été qu’une excuse et les Occidentaux savaient très bien ce qu’ils faisaient à l’époque, ils voulaient se servir de l’excuse de l’abandon de l’étalon or pour récupérer du pétrole à bas prix !

Vidéo sur ma chaîne Youtube  : pourquoi s’intéresser à la monnaie ?

Je viens de rajouter une vidéo qui explique en moins de 3 minutes pourquoi nous devrions tous nous intéresser à la monnaie, en particulier la création monétaire. Je vais également diffuser sous peu d’autres vidéos bien plus détaillées, le but de celle-ci est surtout d’attirer l’attention sur le sujet pour les gens qui n’ont pas conscience de son importance.

Junior La Plume

Adolescent, j’écrivais déjà beaucoup, la passion de coucher sur le papier les histoires qui se bousculaient dans ma tête me brûlait. J’ai dans mes tiroirs des piles de carnets de notes, romans, nouvelles et même quelques poèmes, pour un public plutôt jeune, disons de 8 à 20 ans. Cet ensemble d’œuvres est non publié à ce jour. Les rares personnes à qui j’avais osé les présenter à l’époque avaient adoré.

J’ai décidé d’éditer et de publier ces histoires, sous le pseudo « Junior La Plume » de manière à ce que les lecteurs sachent qu’ils ont affaire aux écrits « jeunesse » de Denis La Plume.

La première publication de ce type est le premier tome d’une série de fictions d’aventures mettant en scène « La Bande du Lion » et « les 7 », dans la pure tradition des séries qui ont bercé mon enfance telles le Club des Cinq (Enid Blyton) ou les 6 compagnons (Paul-Jacques Bonzon) pour ceux qui connaissent.

Vous pouvez retrouver ce roman :

Bonne lecture !

Le risque du Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières

Depuis presque 3 semaines, je milite pour que le mouvement des gilets jaunes demande de réécrire la Constitution, en indiquant bien que la solution de secours ou de repli en cas de refus est le RIC.

Le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC, ou « Populaire », RIP) en toutes matières est une alternative viable si nous ne dévions jamais de notre cap et que nous ne lâchons pas une miette sur le sujet. J’étais hier à l’excellente Conférence du live avec Demos Kratos, Étienne Chouard, Yvan Bachaud, Fly Rider et Léo Girod, et comme je l’ai exprimé au micro depuis la salle, ma crainte est que, dans toute négociation, les deux parties demandent quelque chose (dans le cas présent ce serait le RIC pour les GJ et le statut quo pour le Gouvernement) et un consensus finit généralement par s’établir ENTRE les deux positions. En prenant la position de ne demander que le RIC, nous ne nous mettons pas vraiment en position de force, et le risque est que nous n’obtenions peut-être pas le « vrai RIC en toutes matières » puisqu’il faudra négocier à partir de cette demande. C’est bien là que je veux mettre l’accent : si nous partons d’emblée sur le RIC, nous ne devons céder sur RIEN :

  • Référendum d’Initiative Citoyenne, à NOUS d’en fixer les modalités (nombre de signatures nécessaires pour le déclencher…),
  • en TOUTES matières : législatif (imposer une nouvelle loi ou en modifier une), abrogatoire (retirer une loi existante ou la signature d’un traité), révocatoire (pour mettre dehors un élu ou un politicien), constituant (pour ajouter/supprimer/modifier des articles de la Constitution),
  • que toute modification de l’article où sera inscrit le RIC ne soit possible que par référendum. Méfions-nous aussi que le Parlement ne joue pas la montre, comme l’a rappelé Yvan hier.

Nous ne devons céder sur AUCUN de ces points. AUCUN. Un seul recul nous fera perdre toute la puissance de cet outil. Rappelons-nous par exemple que certaines lois ne peuvent être changées ou abrogées qu’en se retirant de certains traités. Tout est lié. Un seul point tombe, nous avons perdu.

En revanche, demander d’emblée le RIC a des avantages certains :

  • comme l’a rappelé Yvan Bachaud hier, plus de 80% de la population est déjà pour le RIC. Pas besoin de convaincre qui que ce soit (ou presque), il suffit de faire circuler l’information ; convaincre de réécrire la Constitution est beaucoup plus long et complexe, l’ensemble de la population n’étant pas vraiment acquis au projet,
  • application immédiate de ce Référendum, en gardant les institutions telles quelles (nous pourrons virer n’importe qui dès la mise en place du RIC, c’est le principe), la phase de transition va être progressive ; en réécrivant la Constitution, c’est beaucoup plus complexe et les modalités risquent de ne pas faire consensus par-dessus le marché.
  • avec le RIC en toutes matières, nous pouvons réécrire la Constitution, article par article, nettoyer tout ce qui ne va pas et mettre des garde-fous progressifs.

Ainsi, je dis « Oui au RIC » mais restons extrêmement vigilants et ne cédons sur RIEN. Et en attendant, aucune autre demande ne doit venir perturber cette unique revendication pour avoir un message clair.

Pour terminer, si vous ne le savez pas déjà, mes deux livres sont gratuits en version électronique en soutien au mouvement des gilets jaunes :

  • La monnaie : ce qu’on ignore, pour découvrir et comprendre la monnaie de manière simple,
  • Le Président Providentiel pour un roman qui va bousculer un peu votre cerveau sur tous nos problèmes de société, de l’économie à la justice, en passant par la corruption, l’éducation et bien d’autres sujets.

Apprendre de l’histoire

En 1789, on brûle les châteaux des nobles. Pour quels effets ? La bourgeoisie qui saisit l’occasion pour prendre le pouvoir.
En 1871, Paris est en flammes. Les principaux bâtiments sont incendiés, les archives détruites, les pertes sont énormes. Pour quels effets ? Aucun.
En 1968, de nombreux dégâts également, pour finalement très peu d’avancées réelles puisqu’on se retrouve encore au même point aujourd’hui 50 ans plus tard, tout en remplaçant De Gaulle par Pompidou, l’une des pires erreurs de l’histoire de France.
Comme je le disais dans mon précédent message aux gilets jaunes, « chassez le naturel, il revient au galop ».

La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents.
– Albert Einstein

En 1936, les protestations sont pacifiques, mais le pays est bloqué économiquement et là tout change comme je le rappelle dans mon roman, « Le Président Providentiel » que je cite : « congés payés, augmentation de
salaires de 12 % dans toute la France, passage de la semaine de 48
heures de travail à 40 heures, allocations chômage, retraites,
nationalisations, conventions collectives, soutien aux agriculteurs, le tout
en pleine période de crise. »
N’oublions pas aussi la propagande déjà à l’époque :
Ceci dit, le fonctionnement de l’État ne change pas, et nous revoilà dans la même situation 82 ans plus tard avec certaines de ces avancées qui sont déjà sérieusement mises à mal (sécurité sociale, agriculture moribonde, privatisations…). Je ne citerai pas le combat pacifiste de Gandhi, ah si c’est fait, trop tard.
Mon message n’est pas réellement sur le pacifisme, tant il est maintenant de notoriété publique que le gouvernement infiltre des casseurs parmi les manifestants pour attiser la haine et la rage et que la plus grande majorité des gilets jaunes est pacifique. Non, mon message va bien au-delà, il porte sur les revendications.
L’un des problèmes qui est à la fois la force des gilets jaunes est que le mouvement n’a ni leader ni porte-parole. Force parce que la récupération politique est impossible. Faiblesse parce que ça part dans tous les sens et qu’une voix unique ne se fait pas encore entendre.
L’un des principaux défis est de parler tous d’une seule voix, envoyer un message fort, clair audible, en direction du gouvernement. Pour l’instant, tout se mélange pêle-mêle, taxes sur les carburants, augmentation du SMIC, diminution de taxes diverses, démission du gouvernement, dissolution de l’Assemblée Nationale, suppression du Sénat, départ d’Emmanuel Macron, lutte contre la précarité, zéro SDF, hausse des retraites, rétablissement de l’ISF, lutte contre l’évasion fiscale, la transition écologique, la liste n’en finit plus, comme je le soulignais d’ailleurs déjà dans mon précédent article. Les médias se délectent d’ailleurs de cet éclectisme, s’amusent à en rajouter sur d’autres revendications parfois moins glorieuses de certains groupuscules.
Oui, toutes ces demandes sont justifiées. Mais cela donne une impression confuse d’une foule de revendications sans queue ni tête. Mais par-dessus tout, ces demandes ne sont que des « mesurettes ».
À quoi bon rassembler des millions de gens, à quoi bon les morts, les blessés, les estropiés, les gazés, les larmes et le sang, la douleur, l’énergie, si c’est pour demander quelques bricoles comme des augmentations du SMIC ou des baisses de taxes ? Même des promesses sur la lutte contre l’évasion fiscale ou de transparence des élus ne seront que du vent et du court terme.
Enfin, la base d’une négociation est toujours de demander plus pour avoir moins. Comme je l’écrivais déjà il y a 2 semaines, demandons de réécrire la Constitution par le peuple (Constituante Citoyenne à l’échelle nationale). Si cette demande est refusée, nous pouvons au moins obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne comme pis-aller. Mais ce serait un pis-aller de taille car il permettrait au peuple de retrouver enfin sa voix.
Comme je l’écrivais plus haut, l’un des « problèmes » et à la fois la force des gilets jaunes est l’absence d’organisation pyramidale. Sans porte-parole, comment faire entendre des revendications de manière claire ? Nous avons aujourd’hui internet qui est un outil extrêmement efficace. Nous parlons de plus en plus de « démocratie participative », il est temps de la mettre en pratique !
Alors je viens de créer une pétition, la plus simple, lisible, concise, possible, pour manifester notre désir de réécrire la Constitution. Peuple français, c’est à toi de jouer. Si tu n’estimes pas que la Constitution est importante, ne signe rien, au moins nous le ferons en connaissance de cause.
À noter que j’ai personnellement arrêté de signer des pétitions en me rendant compte que nos élus corrompus nous jettent à la figure plus de problèmes à la minute que nous ne pouvons en résoudre par des pétitions qui n’ont par-dessus le marché aucun poids politique. Aujourd’hui, avec le mouvement des gilets jaunes (qu’il ne faut surtout pas arrêter, tout en restant pacifiques), nous avons tous un poids réel de négociation et s’il y a bien une pétition, une seule, à signer, pour éviter de se battre sur tous les fronts, c’est bien celle de la réécriture de la Constitution. Au rythme où vont les choses, le Gouvernement ne pourra plus avoir très longtemps de légitimité à l’international et les forces de l’ordre elles-mêmes se joindront au mouvement de protestation car elles sont constituées d’humains qui font eux-aussi partie du peuple, quoi qu’on en dise.
Quant au choix de change.org, je suis conscient qu’il peut être critiquable, mais c’est l’une des seules solutions de pétition crédibles à l’heure actuelle.

« Le Président Providentiel » est gratuit en soutien aux gilets jaunes !

En solidarité avec les gilets jaunes, mon roman « Le Président Providentiel » est gratuit en version électronique sur Lulu et Librinova (les seuls à m’autoriser la gratuité, il est à 0,99€ sur Amazon, je gagne 0 et ne peux pas descendre en-dessous) et à prix coûtant en version papier sur Lulu et Amazon. Ce roman est facile à lire et traite justement de tous nos problèmes de société en proposant des solutions : évasion fiscale, corruption des élus et vraie démocratie, éducation, agriculture, écologie, justice… C’est une mine d’informations qui donne à réfléchir sur nos principaux problèmes de société. Faites circuler !