Pris de court ? Vraiment ?

L’étonnement

Certains s’étonnent des tournures que prend actuellement le système financier. Partout, on est surpris que les marchés financiers aient des hoquets. Les craintes d’une crise financière grave à la rentrée s’accentuent. Un peu comme tous les ans ces dernières années, d’ailleurs.

Dans la droite ligne de tous les critiques actuels du système financier, on peut lire dans un récent article de Mediapart le paragraphe suivant :

« Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand les financiers brusquement redécouvrent l’attrait de l’or, quand ils sont prêts à perdre de l’argent pour le mettre dans des placements jugés sûrs, quand ils commencent à s’inquiéter de la liquidité sur les marchés, c’est que la mécanique financière est en train de se dérégler, que la peur est en train de gagner. »

La mécanique financière est en train de se dérégler. Comme si c’était un fait nouveau !

… cependant…

On ne pourra pourtant pas dire qu’il n’y avait pas de sérieux signes avant-coureurs, et ce depuis longtemps :

 
  • les subprimes et produits dérivés ne se sont jamais aussi bien portés – désolé pour le sarcasme,
  • les dettes des états s’envolent à tel point qu’on sait tous depuis longtemps que ces dettes ne seront jamais remboursables par les circuits classiques, et je ne parle même pas du hors bilan qui sert à en planquer sous le tapis…
  • les quelques agences de notation élitistes sont les faucheuses du système, qui peuvent décapiter des têtes à volonté,
  • les plus gros spéculateurs filent en masse dans des marchés de gré à gré (dark pools) pour échapper au contrôle des banques centrales depuis plus d’une décennie,
  • les banques centrales injectent de la monnaie à tout-va dans le système financier depuis des années – la perfusion,
  • les taux restent négatifs sur des durées prolongées ce qui est un risque immédiat pour tout le système bancaire – le palliatif, un enfant comprend que quelqu’un qui prête ou crédite de la monnaie à taux négatifs va finir par couler, à moins bien sûr qu’on l’arrose de monnaie par ailleurs,

L’évidence

Tout cela est évidemment de la pure folie, un système dont on sait qu’il n’est pas soutenable, et qui est mis sous perfusion, puis sous soins palliatifs. Le colosse aux pieds d’argile ne peut pas durer sur le long terme. C’est une évidence pour quiconque s’intéresse un peu à la question en profondeur.

Et qu’on ne me raconte pas que ses architectes ne sont pas au courant – ce qu’ils avanceront, bien évidemment, le jour où le château de cartes s’écroulera, à l’image de Janet Yellen, déclarant en 2011 à propos de la crise de 2008 : « Je n’ai pas apprécié les risques liés à la titrisation, aux agences de notation, à la finance de l’ombre, aux véhicules hors bilan, je n’ai rien vu venir de tout cela jusqu’à ce que ça arrive. »

Mais c’est bien sûr !

Soyons radicaux !

En fait, même la plupart de ceux qui avaient repéré ces signes avant-coureurs ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ne s’intéressent qu’à des conséquences superficielles d’une cause plus profonde.

Ce n’est qu’en pointant la cause première, la racine du problème, qu’on peut enfin se libérer de la cascade d’inégalités qui en découlent. Cette source initiale a un nom : la création monétaire.

En effet, un système où des « élites » ont le monopole de la création monétaire, et ce à volonté, ne pouvait que terminer comme il est aujourd’hui.

La monnaie libre, et la Ğ1 propulsée par Duniter, son implémentation lancée en 2017, est en cela une véritable révolution puisqu’elle remet à plat, à l’horizontale, si je peux oser cette métaphore, la création monétaire. Elle n’y est pas l’apanage d’une élite, elle appartient à tous. Elle a toujours appartenu à tout le monde, mais la liberté ne se donne pas, elle se prend.

Comme je l’écris en conclusion de mon livre « La monnaie : ce qu’on ignore » :

Se réapproprier la monnaie, ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui !

« La monnaie libre : l’essentiel » disponible sur TheBookEdition

« La monnaie : l’essentiel » existe au format papier sur trois sites :

J’ai tellement aimé la version de TheBookEdition, reçue seulement il y a quelques jours, que je viens également de mettre en ligne « La monnaie libre : l’essentiel » sur cette plateforme. C’est clairement mon format préféré !

Vous ne voyez pas de différence ? La version Amazon est plus grande (c’est le plus petit format qu’ils proposent), mais fait moins de pages. TheBookEdition est le plus petit, et du coup c’est un format compact, qu’on peut trimbaler partout avec soi. Le papier est léger, tout juste ce qu’il faut.

Et pour ceux qui habitent dans le Ch’nord, le retrait à leur siège (près de Lille) est… gratuit !

Petite astuce d’été inédite pour conserver vos légumes et fruits… sans frigo

L’été et sa chaleur pose toujours le problème de la conservation. En plus, c’est la saison où fruits et légumes « donnent » sans compter, difficile de tout consommer le jour même. Nos ancêtres ont redoublé d’imagination et d’ingéniosité pour conserver les aliments dans le temps en l’absence de frigos électriques : salage et saumure, confitures, fumage, fermentation volontaire (alcools divers, lacto-fermentation…), et bien sûr lutte contre la chaleur (conservation dans des grottes, à la cave où la chaleur pénètre moins, etc)…

Dans les pays chauds et secs, on utilise depuis la nuit des temps des systèmes pour lutter contre la chaleur : puits d’air dans les habitations, évaporation de l’eau… c’est justement ce dernier point qui m’intéresse.

L’évaporation de l’eau

L’eau a une propriété physique très intéressante : son évaporation absorbe beaucoup d’énergie. Qui dit absorption d’énergie dit… refroidissement. Depuis la nuit des temps, l’humain utilise cette propriété de l’eau pour la refroidir. Certaines fresques égyptiennes montrent même des esclaves ventilant des cruches d’eau, vraisemblablement pour accélérer l’évaporation et les refroidir.

C’est d’ailleurs grâce à cette propriété physique de l’eau que le corps humain se refroidit, en particulier depuis que l’humain a perdu ses poils. En suant, le corps crée sur toute sa surface une fine couche humide qui s’évapore et régule ainsi la température du corps, en laissant l’eau évaporée capturer la chaleur en trop. Astucieux, non ? Ce n’est pas le seul rôle de la sueur, mais c’est une fonction essentielle !

Le pot dans le pot

Dans les pays chauds se pratique le « pot dans le pot » : on met un petit pot imperméable dans un grand pot poreux (terre cuite…) on remplit l’interstice entre les deux pots avec du sable, puis on arrose le sable. L’eau imprègne le sable, s’infiltre dans le pot extérieur, suinte par ses pores et… s’évapore. En s’évaporant, elle capture la chaleur du pot, et le refroidit. Un astucieux ingénieur nigérian a breveté la technique, s’inspirant de vieilles traditions utilisées depuis longtemps.

Le même principe est utilisé en Inde avec le frigo en argile sans électricité, le mitticool.

La serviette

En m’inspirant de ce système, et sans avoir recours au pot ou à une construction en argile, il est très simple, à la maison, de prendre une cagette, une caisse, de mettre dessus une serviette mouillée et… celle-ci, en s’évaporant, va faire diminuer la température à l’intérieur de la cagette. On gagne facilement plusieurs degrés, ce qui n’est pas forcément du luxe.

L’efficacité dépend surtout de l’humidité ambiante : plus l’air est sec et plus il y a de la circulation d’air, plus c’est efficace… mais plus il faut humidifier la serviette souvent puisqu’elle sèche plus rapidement. Dans la majorité des cas, humidifier la serviette matin et soir suffit déjà, mais on peut s’amuser à le faire plus souvent en fonction des disponibilités.

On peut alors stocker dans la cagette fruits et/ou légumes. Non seulement ceux-ci bénéficient d’une température moins chaude, mais ils sont eux-mêmes humidifiés en permanence, contrairement à votre frigo dont l’air est extrêmement sec.

Les moisissures

Petit bémol : on sait tous ce qui se passe lorsque quelque chose reste humide longtemps, surtout quand il fait chaud : les moisissures se développent. D’ailleurs, les fruits et légumes périssent très généralement à cause… de moisissures. Alors, il nous faut trouver un moyen de lutter contre ces moisissures. En effet, celles-ci risquent de se mettre à se développer rapidement, à la fois sur la serviette et sur les végétaux.

Pour la serviette, on pourrait se dire qu’il suffit de la changer de temps en temps ou de la laver intégralement, mais c’est contraignant et consommateur d’eau. Il y a pourtant une autre solution bien plus simple et efficace.

Le bicarbonate de sodium

Facilement disponible et très bon marché, le bicarbonate de sodium est vraiment la « poudre à tout faire ».

Or, les moisissures détestent littéralement le bicarbonate de sodium, qui peut même être utilisé à faible dose pour lutter contre certains maux des plantes du jardin. Ce n’est pas à proprement parler un fongicide, mais il stoppe carrément toute prolifération de moisissures.

Alors l’astuce est simple : enduisez votre serviette de bicarbonate de sodium, humidifiez-la bien pour la journée, mettez-la sur la cagette, et le tour est joué ! Non seulement la serviette ne moisira pas grâce au bicarbonate, mais les végétaux moisiront beaucoup moins vite également grâce à la présence de bicarbonate dans leur environnement. Avec des températures ambiantes de l’ordre de 30 degrés à l’ombre, tout se conserve quasiment une semaine ou plus grâce à cette astuce.

Je n’ai trouvé cela documenté ou indiqué nulle part, j’ai simplement fait l’expérience moi-même, et ça fonctionne très bien.

Conservation… pas n’importe comment !

Pour terminer, tous les fruits et légumes ne sont pas à conserver de la même manière. Et pas tous au même endroit. Certains n’aiment d’ailleurs pas l’humidité, donc clairement à mettre ailleurs ! De manière générale, il vaut mieux séparer les fruits et les légumes, car les premiers dégagent souvent de l’éthylène qui peut accélérer la décrépitude des seconds. Mais c’est un autre sujet, qui est traité abondamment sur des multitudes de pages web.

Vous avez essayé ? N’hésitez pas à commenter !