L’euro digital, l’arme ultime de la BCE

Avertissement : ce que j’explique ici n’est pas ma propre opinion, mais n’est que le point de vue des banquiers centraux. Si j’étais banquier central, nul doute que mes solutions seraient toutes différentes. Je mets bout à bout des événements et déclarations pour tenter d’expliquer les choix faits par nos banquiers centraux dans le passé et dans le futur proche.

Introduction

Au vu de l’endettement massif partout dans le monde et un système bancaire à l’agonie, la BCE (Banque Centrale Européenne) et l’euro sont au bord du gouffre. On pourrait en dire autant de la Fed aux États-Unis, mais je vais m’attarder dans cet article sur l’Europe.

Dans mon livre paru en 2017 « La monnaie : ce qu’on ignore », je mentionnais déjà que les banques centrales (y compris la BCE) examinaient déjà les crypto-monnaies. Ces dernières années, la BCE a dévoilé petit-à-petit la possibilité à court terme (quelques années) d’offrir d’un « euro digital ». En d’autres termes, les citoyens européens pourraient avoir un compte à la BCE. Il y a eu aussi des rumeurs et discussions sur la « monnaie hélicoptère ». Comment tout cela est-il lié ? Pourquoi y en a-t-il besoin ? Y en a-t-il vraiment besoin ?

L’origine

Le problème vient de la manière dont la monnaie est créée actuellement. Dans le système actuel, ce sont les banques privées qui créent l’essentiel de la monnaie. En tout cas, c’est ainsi dans l’Eurozone et aux États-Unis.

Le système est le même partout dans le monde : les banques centrales créent de la monnaie fiat, les banques privées captent un maximum de cette monnaie dans l’économie, et font des crédits, qu’on appelle à tort « prêts ». En effet, la banque ne « prête » pas de la monnaie existante, mais crée de la monnaie lorsqu’elle accorde un crédit. Cette monnaie est alors détruite lorsque le crédit est remboursé. Ce système provoque de nombreux problèmes, comme je l’ai détaillé dans deux de mes livres : « La monnaie : ce qu’on ignore » et « La monnaie : l’essentiel ».

Arrêtons-nous maintenant à l’un des problèmes de ce système : il lui faut de plus en plus de monnaie. En effet, pour maintenir le système des crédits à flot, il faut sans cesse introduire de la nouvelle monnaie dans l’économie. Si par accident la masse monétaire vient à diminuer, c’est tout le système qui risque de s’effondrer car il n’y a plus assez de monnaie pour rembourser les crédits existants.

Le problème

Mais, direz-vous, pourquoi est-ce réellement un problème ? Il se trouve que depuis la crise des subprimes en 2008, l’économie elle-même ne génère plus assez de nouvelle monnaie, plus assez de « croissance », pour maintenir le système. Au passage, seuls les économistes théoriques ne comprennent pas pourquoi cela pose problème. On ne peut avoir une croissance infinie sur une planète finie, c’est pourtant très simple à comprendre ! Bon, peut-être que le minage d’astéroïdes nous sauvera de la décroissance. Peut-être pas.

Bref, après la crise de 2008, les banques centrales font face à un problème de taille : comment créer assez de monnaie pour soutenir le système bancaire et éviter la catastrophe ? Il n’y avait pas assez de monnaie, et l’économie ne créait pas assez de crédits par elle-même.

La première phase (2008-2015)

Les banques centrales n’ont pas beaucoup de leviers pour interférer dans l’économie. Elles peuvent créer de la monnaie physique, billets ou pièces, mais seulement jusqu’à un certain point. Créer cette monnaie physique a un coût. À l’inverse, créer de la monnaie pour un crédit se fait essentiellement en cliquant sur un bouton de souris devant un ordinateur. C’est la raison pour laquelle, dans le monde occidental, 90 % de la monnaie est digitale et créée par les banques privées. C’est différent dans d’autres endroits où les gens utilisent encore beaucoup les espèces dans la vie de tous les jours.

Malgré tout, le rôle des banques centrales est de s’assurer que le système financier tient debout. Il leur fallait agir en 2008 pour sauver le système bancaire.

Pour cela, elles ont utilisé leur premier et principal outil : les taux directeurs. En effet, le taux directeur a un impact direct sur les taux des crédits émis par les banques privées. Et évidemment, les taux d’intérêts ont un rôle important dans l’émission ou non de crédits.

Lorsque les taux sont élevés, les gens hésitent beaucoup plus à prendre un crédit qui va leur coûter cher à rembourser. À l’inverse, lorsque les taux sont bas, tout le monde se rue sur les crédits puisqu’ils ne coûtent pas grand-chose. C’est assez évident.

En baissant les taux d’intérêts, les banques centrales ont rendu les crédits bancaires beaucoup plus attractifs, ce qui pousse les gens à prendre des crédits. Et plus de nouveaux crédits signifie plus de nouvelle monnaie créée pour ces crédits qui circule dans l’économie.

La seconde phase (2015-2021)

Cette première solution semble idéale. Malheureusement, lorsque l’économie a toujours besoin d’être accélérée mais que les taux d’intérêts ont tellement baissé qu’ils deviennent négatifs, il y a un sérieux problème. Aucun système bancaire ne peut survivre en payant les gens pour faire crédit ! Et pourtant, c’est ce qui est arrivé, les taux des crédits sont devenus négatifs. Ils le sont même devenus en Allemagne pour les particuliers pendant un certain temps.

Il fallait donc trouver un autre moyen de maintenir le système à flot. Malheureusement, les leviers de la banque centrale sont assez limités. Normalement, une banque centrale n’est pas censée créer de la monnaie digitale. Cette monnaie est d’ailleurs seulement utilisée par les banques entre-elles pour équilibrer leurs échanges.

Malgré tout, il en allait de la survie du système. La BCE, ainsi que d’autres banques centrales, ont commencé à utiliser un outil qui est normalement réservé aux situations d’urgence : l’assouplissement quantitatif. Pour faire simple, la banque centrale rachète des dettes d’état et injecte de la monnaie dans le système financier.

Grâce à ces deux premières phases, le nombre d’euros en circulation a doublé tous les dix ans, et ce depuis 20 ans. C’est un taux d’inflation de 10 % par an ! J’explique tout cela avec plus de détails dans mon livre.

Et maintenant ?

L’assouplissement quantitatif ne peut pas se prolonger éternellement. De plus, il ne résout visiblement pas le problème. En effet, j’ai mentionné un taux d’inflation à 10 % par an, mais ce n’est tout de même pas ce qu’on constate au niveau des prix. Ils augmentent, certes, mais ils ne doublent pas tous les 10 ans. En fait, la monnaie qui est généreusement distribuée aux financiers ne descend jamais dans l’économie. Qui a un jour cru au « ruissellement » ?

Les banques centrales font face à une évidence : il leur faut un autre outil pour sauver le système bancaire. Évidemment, une méthode alternative serait d’accepter que le système actuel ne fonctionne pas, mais cela mettrait un coup certain à leur crédibilité !

La dette et l’inflation

Jusqu’à maintenant, la BCE s’est fixé une cible de 2 % d’inflation par an. Comme je l’explique dans « La monnaie : l’essentiel », l’inflation ne peut jamais être calculée sans tomber dans des biais, mais admettons que la BCE ait réussi à maintenir ses 2 % dans les 10 dernières années.

Le problème est que l’économie actuelle est très endettée. Les entreprises sont fortement endettées car une grande partie des dettes publiques a glissé vers le privé, et la pandémie de Covid accompagnée de ses confinements et du ralentissement de l’économie ont encore accru ces dettes. De même, les états ont été obligés de s’endetter fortement pour subventionner leurs économies en berne.

Du point de vue d’une banque centrale, il y a un moyen simple de réduire les dettes de tout le monde : l’inflation. L’idée est simple : si on doit un montant fixe de monnaie et que la monnaie perd de sa valeur avec le temps, le résultat immédiat est que ma dette perd également en valeur. Typiquement, si on arrive à maintenir un taux d’inflation à 10 % par an, la dette de tout le monde est divisée par deux en 10 ans.

Malgré tout, il faut garder en tête qu’une banque centrale n’est pas censée créer de la monnaie directement. Il leur faut changer les règles si elles veulent le faire.

Une monnaie digitale

La BCE parle de plus en plus de « l’euro digital ». Certains parle d’une « crypto-monnaie », mais ce n’en est clairement pas une puisqu’une dans le cadre d’une banque centrale, le terme « crypto-monnaie centralisée » ne peut être qu’un oxymore.

Bref, l’idée derrière la monnaie digitale de la BCE est que chaque citoyen de l’Eurozone puisse avoir un porte-monnaie virtuel… à la BCE. En clair, en plus de votre compte en banque actuel, vous et moi aurions également un compte à la BCE. Les montants maximum seraient limités à quelques milliers d’euros, mais il serait bel et bien là.

La BCE prétend que la principale raison à ce changement est que « les citoyens se détournent des espèces ».

Vraiment ? Est-ce réellement là la seule raison, voire même la principale ? Pourquoi un revirement si soudain, tout ça pour un compte où nous pourrions n’avoir que quelques milliers d’euros alors, que des milliards se baladent tous les jours dans la zone euro ?

La monnaie hélicoptère

La « monnaie hélicoptère » est simplement de la monnaie créée par la banque centrale et distribuée sans contrepartie aux citoyens. En Europe, Mario Draghi, le Président de la BCE à l’époque, disait trouver le concept « intéressant ». Peter Praet, l’économiste en chef de la BCE, a déclaré :

Oui, toutes les banques centrales peuvent le faire. Vous pouvez créer de la monnaie et la distribuer au peuple. C’est ça, la monnaie hélicoptère.

Il n’y a aucune annonce officielle comme quoi il serait dans les plans de la BCE de distribuer de la monnaie hélicoptère. Pour autant, il y a beaucoup de gens qui militent pour.

Mais concrètement, comment distribuer cette monnaie hélicoptère ? Si tout le monde a plusieurs comptes dans plusieurs banques, il faut identifier les citoyens auprès des états, demander dans quelle banque ils préfèrent recevoir la monnaie, faire des versements, etc. C’est compliqué. Il faut aussi ne pas distribuer de monnaie aux associations et entreprises qui ont un compte, etc.

Mais si soudain, chaque citoyen de la zone euro a un compte en banque à la BCE, c’est tout de suite beaucoup plus simple ! D’un simple clic, vous pouvez créditer tous les comptes d’un certain montant ! On peut dire que le compte à la BCE utilisant de la monnaie digitale est en quelque sorte le prérequis de la monnaie hélicoptère.

Est-ce vraiment une option sérieuse ?

Réfléchissez. Le système bancaire est en train de couler, obligé de donner des sous aux gens pour qu’ils fassent des crédits. La BCE a tout essayé pour injecter de la monnaie dans le système, en vain. Et elle est à court d’options. Par-dessus le marché, il y a beaucoup de dettes partout, dettes qui vont couler tout le monde tôt ou tard.

Et là, soudain, vous avez un outil qui permet d’injecter directement et facilement de la monnaie dans l’économie. Vous créez de l’inflation, ce qui va réduire les dettes. Et au passage, vous vous débarrassez des espèces qui vous coûtent cher, tout en accroissant votre contrôle sur les flux de monnaie – et permet de limiter le blanchiment.

Si j’étais dans les bottes d’un banquier central et que je voulais maintenir le système, je n’hésiterais pas une seconde à utiliser cet outil providentiel.

Et nous dans tout ça ?

Bien sûr, tout cela n’est que la vision d’un banquier central. En tant qu’individu qui a beaucoup réfléchi à la monnaie, je suis persuadé qu’il vaudrait mieux se débarrasser du système bancaire actuel. Repartir de zéro. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire. Et parfois, plutôt que de laisser pourrir un système malade, un nouveau départ avec un meilleur système est largement préférable.

Certains pensent que la monnaie hélicoptère est une forme de revenu universel, ou revenu de base. Comme j’ai prévenu dans mon livre, le revenu universel peut également être un piège. Une astuce, un tour de passe-passe, pour maintenir le système véreux actuel à flot.

Pour nous, citoyens, il y a déjà une alternative, et chacun d’entre nous peut la choisir en toute liberté et en toute conscience : la monnaie libre. Assurez-vous de lire la Théorie Relative de la Monnaie ainsi que mon livre « La monnaie : ce qu’on ignore » pour découvrir toutes vos options pour choisir un système monétaire.

Wikipedia : un co-fondateur n’a plus confiance

Un constat qui ne date pas d’hier

Dans mon roman, « Le Président Providentiel », je m’attarde un peu sur Wikipedia. L’un des personnages propose de créer une encyclopédie alternative. On peut y lire :

« C’est très dangereux de n’avoir qu’une seule voix propageant la vérité. Vous allez me dire qu’il n’y a qu’une vérité absolue et que Wikipedia est impartial et ne prend pas position. Mais par définition, c’est quasiment impossible de ne pas prendre parti lorsqu’il s’agit en particulier de sujets non scientifiques. Même sur des sujets scientifiques, tous les spécialistes d’un domaine ne sont pas forcément d’accord entre-eux. Il est alors facile dans une encyclopédie de relayer en priorité une théorie plutôt qu’une autre. Et lorsqu’on arrive sur des sujets plus politiques, c’est également facile de manipuler l’opinion en donnant plus de crédit à une version ou à une théorie en particulier. Est-ce que vous pourriez par exemple m’ouvrir la page sur les lobbys ? »

À l’écran est alors apparue la page correspondante de l’encyclopédie en ligne. Il a commenté : « Vous allez voir comment la psychologie est utilisée pour manipuler les idées des gens. Pour commencer, la première chose par laquelle est attiré l’œil sur la page, c’est l’image associée. Que représente-t-elle ? Une caricature de lobbyistes anglais. Tout de suite, on vous met dans le cerveau : attention aux caricatures, le lobbyiste, ce n’est pas du tout ça ! »

Il a demandé ensuite à se déplacer vers la section « Les lobbys contre l’intérêt général ».

— Le titre paraît pourtant donner une piste. En fait, la réponse est pourtant très simple, un lobby, par définition, n’est absolument pas pour l’intérêt général, mais pour l’intérêt particulier de celui qui le commandite. C’est la définition même du lobby ! Du coup, l’expression en elle-même « les lobbys contre l’intérêt général » est une véritable lapalissade ! Et pourtant, dans ces paragraphes, on va faire naître dans l’esprit du lecteur le doute sur le fait que, peut-être, en réalité, le lobbyiste est là pour protéger l’intérêt général. Je cite : « il faut se garder d’imaginer le lobbyiste sous les traits caricaturaux du dispensateur de pots-de-vin, confiné au rôle de maillon d’une chaîne de prébende. Le lobbying, le vrai, se distingue à la fois de sa caricature et des pratiques douteuses ». Donc voilà, vous avez une idée fausse du lobbyiste, le vrai est un gars bien et pas un escroc. On retombe dans l’idée de caricature gravée dans l’inconscient collectif. Oui, c’est sûr, on a tous en tête que le lobbyiste est un gros méchant avec des dents de vampire et des cornes. Mais non, mais non, vous assure-t-on. Il est normal le gars ! Il a juste un costard, comme tout le monde et il travaille pour gagner sa croûte. Très bien, continuons. Le paragraphe suivant est intitulé « Une menace pour la démocratie ? ». Ah, peut-être qu’on va y arriver. Vous savez qu’on ne retient principalement d’un texte que les dernières phrases qu’on a lues. Sans compter tous ceux qui vont aller directement en fin de texte pour en lire la conclusion. Eh bien la dernière phrase de cette section est : « le lobbying est bon pour la démocratie ». C’est quand même génial, non ?

Et ensuite, dans le reste de l’article, ça reprend des théories disant que comme les différents lobbyistes travaillent pour des entreprises différentes et concurrentes, ils se contrebalancent, et du coup le résultat global est que tous ces lobbys ne profitent plus à des intérêts particuliers, mais à l’intérêt général. C’est de la manipulation pure et simple à l’aide d’une logique totalement bancale. C’est comme si je disais que si je mélange de l’eau froide avec de l’eau chaude j’obtiens de l’eau tiède. Sauf que si je mets une goutte d’eau un peu froide dans une tasse d’eau bouillante, le résultat ne va pas vraiment être tiède. Pour revenir à nos lobbyistes, on oublie de dire au lecteur qu’en réalité, sur les sujets les plus importants, tous les lobbys ne sont pas sur un pied d’égalité. Quand vous avez d’un côté l’industrie agro-alimentaire abreuvée de milliards face à des associations de consommateurs, il est évident que la bataille est totalement inégale, et que les intérêts particuliers de l’industrie gagnent haut la main face à l’intérêt général. Ensuite, pour les chiffres des lobbys au sein des institutions européennes, pour minimiser les chiffres toute la section s’appuie sur les chiffres de… 1992 ! Il y a 30 ans ! En soulignant qu’il y a aussi des lobbys qui représentent l’intérêt public, sans pointer du doigt les différences énormes de financement de ces différents lobbys. On pourrait rire de la manière dont tout cela est présenté si le sujet n’était pas aussi sérieux, important et grave.

— Vous voulez dire que l’encyclopédie n’est pas objective et a un biais dans la manière de présenter les choses ?

— C’est le moins qu’on puisse dire, on vient d’en voir un exemple typique. Et la raison est très simple. Il s’agit d’un projet privé, assujetti à des financements externes voire à des pressions. Le projet que je propose est un projet 100 % citoyen et financé par l’État, donc sans aucune pression. Il y aura donc une meilleure pluralité d’opinions. Dans notre encyclopédie, le lecteur pourra peut-être apprendre que Greenpeace, la plus grosse ONG à Bruxelles, avait un budget de 1,6 millions d’euros et 15 employés sur place en 2015. C’est énorme, non ? À comparer avec 40 millions de budget et 150 employés de la fédération des industries chimiques, c’est vite remis en perspective.

— Pourtant, n’importe qui peut éditer les pages et ajouter ou modifier du contenu, n’est-ce pas ?

— Ah, ça c’est la belle théorie. Dans la pratique, l’encyclopédie est bien forcée d’avoir une équipe de modération pour éviter que n’importe qui puisse écrire n’importe quoi. Ce sont les biais de cette équipe de modération qui pourrissent justement la neutralité des articles car ils vont, en toute bonne foi, supprimer tout ce qui ne va pas « dans le bon sens » selon eux, et qui est « faux » de leur point de vue. Potentiellement un peu « aidé » par la politique venant de plus haut. Et hop, adieu l’impartialité.

L’avis de l’un des fondateurs

Larry Sanger, l’un des co-fondateurs de l’encyclopédie en ligne, est soucieux. Il nous révèle que les lobbys noyautent l’encyclopédie et menacent donc la pluralité d’opinion. C’est exactement ce que je dénonçais dans le texte cité précédemment.

Cela est valable pour tout ce qui concerne les sujets de société : éducation, santé, politique, science, économie, philosophie, libre-échange, etc. Sur tous ces sujets, le ton de l’encyclopédie n’est pas neutre, loin s’en faut.

D’ailleurs, les copies d’écran du site que j’ai postées plus haut datent de 2018, année de publication de mon livre. La page Wikipedia en question n’a pas beaucoup changé depuis, et malgré de nombreuses tentatives d’édition pour tenter de rééquilibrer le propos, la plupart refusées, le ton général de la page est toujours très favorable au lobbyisme, elle en fait ouvertement l’apologie. D’ailleurs, pour enfoncer le clou, une autre image de caricature a été rajoutée en début d’article :

Une encyclopédie doit-elle suivre uniquement la doxa ?

Dans l’interview vidéo de la section précédente, l’interviewer pose une question pertinente : une encyclopédie ne se doit-elle pas de n’apporter que ce qui fait consensus, afin d’éviter de perdre le lecteur en incluant trop d’alternatives ?

Larry Sanger n’est pas dupe et sa réponse est très claire : sur des sujets controversés, l’encyclopédie doit pouvoir apporter différents points de vue, de la manière la moins biaisée possible. Cela, afin de laisser la possibilité au lecteur de se forger sa propre opinion. En ne suivant que la « doxa », on force un choix, sans d’ailleurs que cela soit explicite pour le lecteur.

Bien sûr, on a tous en tête les encyclopédies mythiques des grands éditeurs. De l’Encyclopædia Universalis à Larousse, et bien sûr les anciennes encyclopédies comme celle de Diderot et d’Alembert. Et effectivement, on pouvait attendre de ces encyclopédies « académiques » qu’elles n’apportent que le point de vue prédominant, la doxa ambiante.

Mais Wikipedia a été créé dans un but différent : autres temps, autres mœurs. D’ailleurs, c’est toujours l’un de ses buts affichés sur la page d’accueil de l’encyclopédie « participative » : « permettre à tout le monde de contribuer ».

 

Avec le sous-entendu que la pluralité d’opinion est encouragée. Et pourtant, ce n’est pas du tout le cas. Ça ne l’est plus. Les enjeux sont bien trop importants. Alors, on laisse croire que « tout le monde peut s’exprimer », tandis que dans les faits et de la bouche même de ce fondateur : « il est de plus en plus difficile, voire impossible, de contribuer, même sur les sujets les plus anodins ».

Ponzi et création monétaire

Les chaînes de Ponzi

Fabien Olicard est un mentaliste talentueux. Dans une vidéo récente, il explique le mécanisme des pyramides de Ponzi. Je ne sais pas s’il a choisi le timing sciemment pour la publication de cette vidéo, mais vu la conjoncture, la coïncidence est particulièrement troublante ! En effet, le système de création monétaire du système bancaire est basé sur ce principe. Et non, je n’exagère rien.

 

La création monétaire par le crédit

Les lecteurs de mes livres savent déjà que, quand vous obtenez un crédit de votre banque, elle ne vous prête pas de la monnaie qu’elle a déjà. Elle crée ce montant sur votre compte par une simple écriture comptable, c’est juste un nombre saisi dans un ordinateur. Cela s’appelle la création monétaire ex-nihilo. Cette création suit un certain nombre de règles, qu’on ne va pas détailler ici.

Mais les intérêts du crédit, eux, ne sont pas créés. Seul le principal est créé. Cela signifie que, pour rembourser ces intérêts, il faut bien aller les chercher quelque part, ailleurs, pour les rembourser. Ailleurs, mais où ? On doit forcément ponctionner de la monnaie qui a été créée par d’autres crédits. Or, ces autres crédits ont été octroyés à d’autres individus ou entreprises, qui, à leur tour, vont avoir bien du mal à rembourser… leur seule solution est d’aller prendre à leur tour de la monnaie d’autres crédits, etc. D’où un endettement perpétuel et croissant de toute la population, y compris des états. Et cela, absolument partout dans le monde puisque le système bancaire fonctionne de cette même manière dans tous les pays à de rares exceptions près.

Analogie avec Ponzi…

Le système de création monétaire par les banques privées est donc exactement basé sur le même principe qu’une pyramide de Ponzi : celui qui crée la monnaie s’enrichit constamment sur le dos de ceux pour qui il crée de la monnaie, et ce de plus en plus puisque ce sont les nouveaux entrants qui doivent fournir aux précédents les intérêts qu’ils doivent rembourser.

Toute chaîne de Ponzi a une fin

Un système pyramidal de ce type ne peut jamais durer éternellement dans un monde fini. En effet, pour payer les membres existants, il est nécessaire de faire entrer de nouveaux membres sans cesse. Lorsqu’il n’y a plus assez de nouveaux entrants pour alimenter les anciens, le château de cartes s’effondre par manque de fonds.

C’est exactement ce qui est en train de se produire aujourd’hui avec le système bancaire. C’est d’ailleurs ce qui aurait dû se produire en 2008 si les états un peu partout dans le monde ne s’étaient pas endettés pour renflouer le système bancaire en déroute. Pas étonnant que les intérêts des crédits aient été ramenés quasiment à zéro par les banques centrales dans la décennie passée, on sent bien que la supercherie ne peut plus continuer beaucoup plus longtemps. La Covid-19 est probablement le dernier clou dans le cercueil…

Pour aller plus loin…

Voici un extrait de mon livre « La monnaie : l’essentiel », dans lequel j’ai utilisé dans les chapitres précédents l’exemple de naufragés sur une île utilisant des émeraudes comme monnaie d’échange.

L’intérêt esclavagiste

Imaginons à nouveau une île, cette fois avec 10 naufragés. Au lieu d’échanger des émeraudes, ils font appel à un onzième protagoniste qui se prétend banquier ; ils le croient, car il a encore sa cravate. Il leur propose de leur créditer 100 unités chacun, ils devront rembourser 10 unités tous les mois sur un an, ce qui fera 120 unités à rembourser, soit 20 % d’intérêts. Ils ont envie d’avoir de la monnaie pour leurs échanges, ils acceptent donc la proposition du banquier.

Celui-ci a « oublié » de leur expliquer que, sur les 12 mensualités qu’il va percevoir, les deux premières sont des intérêts qu’il va conserver, puis il détruira les 10 autres, pour détruire exactement ce qu’il a créé, c’est-à-dire 100 par personne.

Arrêtons-nous quelques instants et calculons :

  • il y a au total 100 unités créditées × 10 naufragés, soit 1 000 unités en circulation,
  • il faut rembourser 10 par mois × 12 mois × 10 naufragés, soit 1 200 unités au total au banquier.

Comment est-ce possible ? Il n’y a pas assez d’unités en circulation pour rembourser le banquier. Pire encore, à partir du dixième mois, il n’y aura plus une seule unité en circulation dans l’économie puisque chacun aura remboursé 100, c’est-à-dire l’intégralité de la monnaie qui a été créée ! Il leur restera à rembourser deux mois à 10 par mois soit 200 pour les 10 naufragés.

Mais on a oublié tout de même un détail : le banquier, lui, sera en possession des deux premières mensualités, soit 10×2×10=200. Ce sont les intérêts qu’il n’a pas détruits. À partir de ce constat, tout dépend de ce que le banquier décide de faire avec ces 200 unités.

Si le banquier décide d’utiliser cette monnaie pour se payer à manger grâce au travail des autres naufragés, il lui suffit de dépenser tranquillement ces intérêts pour se nourrir. Il peut alors passer ses journées dans un hamac au bord de l’eau, cocktails et caviar fournis par sa main-d’œuvre qu’il paye avec les intérêts qu’il a récoltés. Dans ce cas, s’il dépense tous les intérêts, il réinjecte 200 unités dans l’économie, exactement celles qui manquaient pour rembourser tous les crédits.

Malgré tout, même dans ce scénario parfait, il n’y a à la fin de l’année plus aucune unité en circulation dans l’île, car le banquier a détruit les dernières mensualités, comme prévu. C’est la crise. Chacun est à nouveau obligé de demander un nouveau crédit au banquier. Et donc de lui servir le caviar pour l’année qui vient. Et ceci indéfiniment.

L’intérêt manquant

Nous avons examiné un scénario, mais il en reste deux autres.

Si le banquier décide de partir lui-même à la pêche pour se nourrir et qu’il conserve ces 200 unités dans son coffre, alors effectivement il n’y aura jamais assez de monnaie pour le rembourser. Dans ce cas, les naufragés n’ont qu’une seule solution pour terminer de rembourser le banquier : faire de nouveaux crédits, qui incluront donc la fin du remboursement des anciens crédits. Chaque naufragé devra donc faire un crédit de 100+20 pour l’année suivante, soit 120. Mais cette fois les mensualités seront de 12 au lieu de 10. Et dix mois plus tard, il restera alors 24 à rembourser chacun tandis que toute la monnaie aura disparu. On se retrouve ainsi à faire des crédits de plus en plus gros pour rembourser de plus en plus d’intérêts.

On se retrouve exactement dans le même cas si le banquier décide de ne dépenser qu’une partie des intérêts qu’il a récoltés. Il n’y a pas assez de monnaie pour tout rembourser, les naufragés sont obligés de faire des crédits de plus en plus gros au fil du temps.

Dans la réalité, comme tous les crédits ne sont pas octroyés en même temps dans l’économie, les acteurs de l’économie doivent « piocher » dans les crédits des autres pour rembourser leurs propres crédits. Mais cette monnaie manque alors aux autres, qui se trouvent obligés à leur tour de ponctionner dans la monnaie d’autres crédits, et ainsi de suite.

De retour sur le réseau privateur

Il y a quelques mois, le « Livre de Visages Privé » a désactivé mon compte sans sommation, et sans explication.

J’avais alors un réseau de dizaines de groupes et des milliers d’amis. Mais un serveur privé est un serveur privé. Et celui qui possède le serveur a tous les droits. Y compris celui de supprimer tout ce qu’il juge indésirable sans devoir rendre de comptes à qui que ce soit.

C’est vrai, critiquer ouvertement le réseau qui nous héberge ainsi que le Gouvernement avec lequel il s’entend très bien n’est pas forcément une excellente idée. Créer un compte sous pseudonyme non plus. Cela fausse toutes les données de son « Big Data » qui est son gagne pain. Mais bien sûr, c’est pour notre bien, pour garantir le bien être de ses utilisateurs. Ce n’est pas du tout une question de gros sous. Pas du tout. Une question reste ouverte : le Livre est-il aussi radical avec les comptes de trolls divers comme ceux de son Gouvernement chéri ? Pas sûr. Bon.

Aucune importance, en fait : ce sont ses serveurs, ses données, donc ses choix. Nous n’avons rien à dire tant que nous utilisons lesdits serveurs. Libre à tous, pourtant, d’utiliser les nombreuses alternatives libres sur lesquelles je suis disponible et poste régulièrement. Mais non, personne ne veut faire l’effort, ni même se rendre compte du danger. Comme toujours, l’indifférence est la pire de nos ennemis.

De toute évidence, il vaut mieux communiquer là où se trouve la majorité que dans le vide intersidéral. Après avoir été éjecté du Livre, donc, je reviens sous forme d’une page. J’espère durer un peu plus longtemps cette fois-ci. L’inconvénient étant qu’une page n’a pas autant d’interactions possibles qu’un compte. Tout est très bien pensé. Si tu apprécies ce que je poste, clique sur le logo ci-dessous et suis/aime ma page.

L’arnaque du Revenu Universel d’Activité

Le Gouvernement étudie actuellement dans le plus grand silence médiatique, depuis de nombreux mois, le remplacement des aides sociales par une aide unique au doux nom de « Revenu Universel d’Activité ».

Une arnaque de plus

Que cache cette nouvelle mesure, annoncée pour très bientôt, puisque c’est pour 2020 ? Vu l’échéance, on en entend très peu parler dans les médias. Mais il y a un très joli site bien touffu de « consultation citoyenne »… avec une participation citoyenne extrêmement faible, logique. C’est bien le signe qu’on vous prépare le coup du lapin assorti de « mais, on a consulté les citoyens avant ! ». Un peu comme le référendum ADP.

En résumé, ça pue l’arnaque. Le Gouvernement va encore probablement faire des « économies », tirant tout le monde encore plus vers le bas. Mais bien sûr, tout en s’assurant que les plus miséreux aient leur miche de pain pour éviter qu’ils se révoltent. Attention ça va piquer !

Sous couvert affiché de « lutter contre la pauvreté », il s’agit en réalité d’aider le Medef à baisser les salaires encore davantage. Astuce pratique pour traiter tous les opposants de vilains capitalistes qui refusent de lutter contre la pauvreté. On ne peut d’ailleurs que s’inquiéter davantage puisque le Gouvernement s’apprête à démanteler « l’Observatoire national de la pauvreté » juste avant l’arrivée de cette réforme. Hasard de calendrier ? Peut-être pas.

Inciter à travailler – coûte que coûte

En réalité, le but à peine caché est de « mettre les fainéants au travail ». C’est dit avec des fleurs, mais le message de fond est bien celui-là. En clair, bien vous mettre la tête dans la gadoue pour vous obliger à trouver un travail coûte que coûte, sans aucun doute, ce revenu sera… frugal, comparé aux aides actuelles. C’est pour votre bien : lorsque vous retrouverez un travail, vous gagnerez plus d’argent ! D’autre part, il est prévu d’être dégressif pour que vous n’ayez plus le choix à un moment donné : vous prostituer ou mourir de faim. Ce qui aura pour effet évident une baisse générale des salaires.

Pour rappel, les différentes aides sociales existantes sont rarement là juste pour la déco. Elles existent pour palier à des problèmes spécifiques de chaque individu. Tout le monde n’a pas les mêmes contraintes. Ni les mêmes handicaps. Pas non plus les mêmes difficultés à retrouver un travail. Activités saisonnières, intermittentes, à temps plein ou non, en horaires décalés, etc. Pas les mêmes contraintes budgétaires en fonction de la famille et du lieu où on habite, etc.

Au fait, le RUA s’appliquera-t-il aux Élus de la Ripoublique et aux Milliardaires ?

Universel ?

« Revenu Universel Sous Conditions de Ressources ». Universel ? Non puisque « sous condition ».

L’oxymore parfait.

L’art de détourner les mots et de les utiliser pour ce qu’ils ne sont pas, version Novlangue. Si c’était « Universel », ce serait versé à chaque individu, qu’il travaille ou non, quelle que soit sa situation. Ce qui, au passage, l’inciterait très clairement à travailler puisque cela viendrait s’ajouter à son salaire. Mais il ne faut pas rêver non plus. Les expériences de ce type sont « trop coûteuses » pour un état asphyxié par des décisions budgétaires et économiques absurdes. Lesquelles ?

Détourner l’attention, toujours

Évidemment, il s’agit comme d’habitude d’une redistribution monétaire qui ne pose pas les bonnes questions. On détourne systématiquement les têtes de là où il faudrait regarder.

  • Évasion fiscale = 100 milliards d’euros par an. Mais on tape sur les chômeurs et l’APL des étudiants. Tout en supprimant l’ISF, ce qui a eu pour effet de bord prévisible de diminuer les dons aux associations caritatives.
  • Dette publique due aux intérêts = 40 milliards d’euros par an. Dette jamais remise en question bien qu’illégitime.
  • Lobby de la grande distribution qui se permet d’occuper illégalement des sols = plus de 400 milliards d’euros d’arriérés. Tandis qu’on met une amende de 500€ pour un SDF ou un gilet jaune qui a érigé une cabane.
  • Bradage systématique au privé des infrastructures publiques dans lesquelles on vient d’investir massivement : autoroutes, gares, aéroports, Française des Jeux, barrages, etc. Les Grecs ont dû le faire sous la contrainte et les menaces. Pour la France, c’est fait tranquillement au vu de tous, petit-à-petit.

Escamoter systématiquement l’essentiel

Inonder la population de complications pour qu’elle n’ait jamais le temps de s’interroger sur la racine des problèmes. S’assurer qu’elle vit au jour-le-jour, soit débordée d’information de moindre importance. Pour éclipser, cacher en plein jour, les questions essentielles.

La plus importante : le pouvoir de la création monétaire laissé aux banques privées. Ce qui leur donne le pouvoir de financer avant tout le pétrole, l’industrie pharmaceutique et chimique, et les guerres. Surtout pas les hôpitaux, l’éducation, la permaculture ou les pompiers, pas assez rentables.

Le Dividende Universel de la monnaie libre, lui, répond à la vraie question de la création monétaire. Il est réellement « Universel » : un humain = un dividende. La vraie remise en question est là. Et il faut à tout prix éviter que ce débat atteigne la sphère publique.

Pris de court ? Vraiment ?

L’étonnement

Certains s’étonnent des tournures que prend actuellement le système financier. Partout, on est surpris que les marchés financiers aient des hoquets. Les craintes d’une crise financière grave à la rentrée s’accentuent. Un peu comme tous les ans ces dernières années, d’ailleurs.

Dans la droite ligne de tous les critiques actuels du système financier, on peut lire dans un récent article de Mediapart le paragraphe suivant :

« Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand les financiers brusquement redécouvrent l’attrait de l’or, quand ils sont prêts à perdre de l’argent pour le mettre dans des placements jugés sûrs, quand ils commencent à s’inquiéter de la liquidité sur les marchés, c’est que la mécanique financière est en train de se dérégler, que la peur est en train de gagner. »

La mécanique financière est en train de se dérégler. Comme si c’était un fait nouveau !

… cependant…

On ne pourra pourtant pas dire qu’il n’y avait pas de sérieux signes avant-coureurs, et ce depuis longtemps :

 
  • les subprimes et produits dérivés ne se sont jamais aussi bien portés – désolé pour le sarcasme,
  • les dettes des états s’envolent à tel point qu’on sait tous depuis longtemps que ces dettes ne seront jamais remboursables par les circuits classiques, et je ne parle même pas du hors bilan qui sert à en planquer sous le tapis…
  • les quelques agences de notation élitistes sont les faucheuses du système, qui peuvent décapiter des têtes à volonté,
  • les plus gros spéculateurs filent en masse dans des marchés de gré à gré (dark pools) pour échapper au contrôle des banques centrales depuis plus d’une décennie,
  • les banques centrales injectent de la monnaie à tout-va dans le système financier depuis des années – la perfusion,
  • les taux restent négatifs sur des durées prolongées ce qui est un risque immédiat pour tout le système bancaire – le palliatif, un enfant comprend que quelqu’un qui prête ou crédite de la monnaie à taux négatifs va finir par couler, à moins bien sûr qu’on l’arrose de monnaie par ailleurs,

L’évidence

Tout cela est évidemment de la pure folie, un système dont on sait qu’il n’est pas soutenable, et qui est mis sous perfusion, puis sous soins palliatifs. Le colosse aux pieds d’argile ne peut pas durer sur le long terme. C’est une évidence pour quiconque s’intéresse un peu à la question en profondeur.

Et qu’on ne me raconte pas que ses architectes ne sont pas au courant – ce qu’ils avanceront, bien évidemment, le jour où le château de cartes s’écroulera, à l’image de Janet Yellen, déclarant en 2011 à propos de la crise de 2008 : « Je n’ai pas apprécié les risques liés à la titrisation, aux agences de notation, à la finance de l’ombre, aux véhicules hors bilan, je n’ai rien vu venir de tout cela jusqu’à ce que ça arrive. »

Mais c’est bien sûr !

Soyons radicaux !

En fait, même la plupart de ceux qui avaient repéré ces signes avant-coureurs ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ne s’intéressent qu’à des conséquences superficielles d’une cause plus profonde.

Ce n’est qu’en pointant la cause première, la racine du problème, qu’on peut enfin se libérer de la cascade d’inégalités qui en découlent. Cette source initiale a un nom : la création monétaire.

En effet, un système où des « élites » ont le monopole de la création monétaire, et ce à volonté, ne pouvait que terminer comme il est aujourd’hui.

La monnaie libre, et la Ğ1 propulsée par Duniter, son implémentation lancée en 2017, est en cela une véritable révolution puisqu’elle remet à plat, à l’horizontale, si je peux oser cette métaphore, la création monétaire. Elle n’y est pas l’apanage d’une élite, elle appartient à tous. Elle a toujours appartenu à tout le monde, mais la liberté ne se donne pas, elle se prend.

Comme je l’écris en conclusion de mon livre « La monnaie : ce qu’on ignore » :

Se réapproprier la monnaie, ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui !

Rétablissons l’ordre !… dans l’ordre !

Au hasard de mes pérégrinations, je tombe sur cet article aux envolées lyriques :

Les Français veulent de l’ordre

Ah, ça, oui, rétablissons l’ordre ! Ou plutôt, établissons-le, ce serait une première.

Raz-le-bol qu’une minorité de ripoux se permettent en toute impunité de pomper la valeur issue du travail de millions de Français, 100 milliards d’euros d’évasion fiscale en 2018 rien qu’en France, pas moins de mille milliards par an en Europe depuis des années.
 
Raz-le-bol que des gens bien placés, là-haut, fassent tout pour protéger la-dite minorité de ripoux, tout en se gavant tellement de homard et de champagne que ça leur donne des indigestions. Et loin de s’améliorer, le phénomène s’accentue d’année en année.
 
Raz-le-bol de ce Gouvernement et de cette Assemblée qui complotent à 1h du matin pour dégommer, à 25 voix contre 21 sur les 577 députés censés nous représenter, un projet de loi s’attaquant justement à l’évasion fiscale. Et si seulement c’était une exception ! Mais non, c’est une pratique courante !
 
Raz-le-bol que des multinationales pillent allègrement la richesse nationale par évasion fiscale également, le tout protégé par Bercy. Sans compter toutes les techniques pour ne pas payer d’impôts par la grande distribution, 418 milliards d’euros de manque à gagner rien qu’en PACA !
 
Raz-le-bol que des citoyens exemplaires et droits dans leurs bottes soient pourchassés pour dénoncer ces pratiques d’évasion fiscale et illégalités en tous genres, pendant que ceux-là même qui organisent l’évasion fiscale en Europe sont décorés de toutes parts.
 
Raz-le-bol que, pendant que la population d’« en bas » est saignée de plus en plus (APL, retraites et j’en passe), la France est la championne du monde de distribution de dividendes.
 
Raz-le-bol qu’un vol de riz et de pâtes pour se nourrir résulte en peine de prison ferme pendant que des violeurs pédophiles, des escrocs qui volent des millions, se prennent des peines en sursis voire pas de peine du tout. Raz-le-bol que, alors qu’il y a un viol sur mineur toutes les heures en France, on interdit la fessée par une loi, sans oublier la loi sur l’outrage sexiste, aux termes totalement flous ce qui s’avère contre-productif, et totalement décalée de la réalité du terrain, puisque, sans même parler de simples propos sexistes, deux viols par heure font l’objet d’un signalement à la police en France, laissant entrevoir probablement 10 fois plus de viols en réalité. République Ridicule.
 
Raz-le-bol que nos forces de l’ordre, mises sous pression par des ordres illégaux et des rafles sans fondement, souffrent de plus en plus de suicides. Ce sont des individus comme les autres, souvent avec une famille à nourrir, et qui, lorsqu’ils se rebellent face à des illégalités, se prennent des représailles dans un silence médiatique tellement assourdissant que je suis obligé de mettre un lien vers Sputnik News. Quand c’est un média russe qui finit par faire un véritable travail de journaliste et d’information en France, où est passée la soit-disant démocratie dont se gargarisent nos médias ? République Bananière.
 
Raz-le-bol, justement, que l’information soit monopolisée par la même minorité de ripoux, qui au passage nous inonde de fake news et de sondages bidons pour façonner l’opinion publique, tandis qu’on traficote à tour de bras les statistiques.
 
Raz-le-bol de ces politiciens qui méprisent les Français qu’ils sont censés servir. Il fait trop chaud ? Habillez-vous légèrement. Ce que font ces conducteurs de bus en mettant des jupes, faute d’avoir le droit de se mettre en short.
 
Raz-le-bol que nos soit-disant « représentants » soient nos maîtres au lieu d’être nos serviteurs, à grands renforts de vaisselle neuve dont on se sait plus très bien ce qu’elle a coûté. Chère transparence de la République qui ne Marche plus très droit ! Et si le peuple n’a pas de homard, il peut se contenter de kebabs à défaut de fromage et de vin !
 
Raz-le-bol que ces mêmes politiciens véreux prennent cans cesse des décisions contre le peuple : agriculture, santé, services publics laissés mourants par faute de budget alloué puis bradés au privé, surtout s’ils sont profitables (Française des Jeux, autoroutes, barrages, gares, aéroports, etc.), ventes d’armes à des pays sanguinaires sans compter les guerres auxquelles ils font participer la France en notre nom et qui se soldent par de l’immigration massive, juste retour des choses pour un pays qui terrorise des populations entières en larguant des bombes et en soutenant le terrorisme à l’étranger. Et ce, tout en vendant l’indépendance de la France (nucléaire, marine, satellites…) à des puissances étrangères, en toute impunité.
 
Raz-le-bol que les mêmes dirigeants se contre-fichent de la dégradation de l’environnement, pour le plus grand plaisir des multinationales. Car oui, si les particuliers se voient visés dans tous les sens, les grands groupes, eux, polluent en toute impunité. Au point qu’ils s’en fichent tellement qu’ils exportent le plastique à recycler en Malaisie, ça coûte moins cher ! Ah, mais surtout, mettez bien votre plastique dans la poubelle verte ! Sacrebleu ! De quoi être vert de rage, oui ! Mettez bien votre vignette Crit’Air banque de pollueurs ! Pendant ce temps, ArcelorMittal balance des tonnes d’acide toxique dans les sols, et le lanceur d’alertes qui a sonné l’alarme est poursuivi et doit même avoir recours à mendier auprès du bon peuple tellement l’État n’en a rien à cirer.
 
Raz-le-bol que les marchés financiers, à coups de micro-transactions à haute fréquence effectuées par des robots, summum de déshumanisation, fassent la pluie et le beau temps sur des matières premières dont dépendent des humains pour leur survie.
 
Raz-le-bol que nos dirigeants incompétents laissent ces mêmes marchés échapper à tout contrôle dans des Dark Pools de plus en plus importants. Ah oui, c’est vrai, après une bonne décennie de laisser-faire, la BCE a juste commencé à en limiter l’usage en 2018, provoquant un tsunami bancaire qui risque bien de tout emporter.
 
Raz-le-bol que l’État se laisse dicter sa conduite par les mêmes marchés financiers à l’aide de lobbys puissants, et qu’il soit à la botte des banquiers par la dette qui n’est qu’une construction financière d’un schéma de Ponzi un peu élaboré et « légal ».
 
Raz-le-bol de ces hauts-fonctionnaires qui trahissent leur pays en passant du public au privé, faisant profiter ce dernier des trous législatifs qu’ils ont laissés sciemment dans le gruyère des lois qu’ils ont votées eux-mêmes.
 
Raz-le-bol que les forces de l’ordre laissent passer tranquillement des soit-disant black blocs pendant qu’elle dégomme les manifestants pacifistes, tout en gazant tout le monde –dont elles-mêmes– avec des substances toxiques classées secret défense.
 
Raz-le-bol aussi que l’on ne mette pas un peu d’ordre dans le terreau extrémiste qui gangrène la France. Et je ne parle pas des musulmans en général, mais uniquement d’une poignée d’individus influents à qui on laisse carte blanche pour diffuser des idées extrémistes sous couvert de « liberté d’expression » et d’« État de droit ». Et qu’on ne s’y trompe pas. C’est bien du fait de notre politique. Sinon, comment expliquer que la Russie n’ait plus de problème depuis près de 20 ans avec les terroristes islamistes alors que 15 % de sa population est musulmane ?
 
Raz-le-bol qu’on laisse faire les trafics de drogue qui minent et entretiennent le climat délétère de nos banlieues, au point qu’on finit par compter ce juteux « bizness » dans le PIB.
 
Alors, oui, rétablissons l’ordre en France ! C’est un vaste programme ! Il s’agit juste de mettre les priorités… dans le bon ordre !
 
Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, c’est une prouesse. Eh oui…
 
Raz-le-bol aussi de ces mous du bulbe qui ne lisent jamais les articles et se contentent du titre.
 
Si vous avez aimé ce billet, vous allez adorer mon dernier livre, « La monnaie : l’essentiel », qui résume en moins de 70 pages les frasques de notre système financier et explique tout sur la monnaie en général. Et pour ceux qui sont plutôt « roman », alors vous devriez lire mon roman en téléchargement gratuit en soutien aux gilets jaunes, « Le Président Providentiel », manne d’informations sur notre société qui déraille.
 
Et maintenant, vous pouvez remonter au début et cliquer sur chaque lien. Bel exploit !

La Libra de Facebook existe déjà… en open source et sans Facebook !

La monnaie « Libra » de Facebook fait beaucoup de bruit en ce moment. Sur le sujet, on entend dire tout et n’importe quoi. Dans mon livre « La monnaie libre : l’essentiel », j’explique :
 
[…] le ministre français de l’économie lui-même a récemment proclamé que « les monnaies créées par des entités privées risquent de faire concurrence à la monnaie de l’État » alors que, justement, l’État français ne crée pas un centime de monnaie et toutes les monnaies officiellement reconnues sont créées par des entités privées – que ce soit les banques centrales ou les banques commerciales.

Pas seulement une monnaie…

Peu l’ont remarqué, mais la Libra n’est pas seulement une monnaie. En catimini, Facebook a également l’intention de gérer les identités pour résoudre le « problème » de l’anonymat sur Internet. En effet, en fin du papier de présentation, on peut lire :
 
L’objectif de l’association est également de développer et promouvoir un standard d’identité ouvert. Nous pensons qu’une identité digitale mobile et décentralisée est un prérequis pour l’inclusion et la compétition financière.
Lisons entre les lignes. Quand on parle ici de « décentralisé », c’est « des serveurs répartis dans différentes entreprises du groupe ». Ce modèle est en réalité totalement centralisé puisqu’il s’agit de serveurs « de l’association », donc contrôlés par elle. On nous présente donc un modèle centralisé sur lequel on a mis une étiquette « décentralisé ». Ne soyons pas dupes.

Ça existe déjà !…

Du coup, je ne comprends pas pourquoi certains s’extasient devant cette « nouveauté ». En effet, un système offrant toutes ces fonctionnalités existe déjà, avec l’énorme avantage que c’est un logiciel libre qui ne dépend donc d’aucune entreprise : Duniter.
 
Ce logiciel nous permet de faire fonctionner une monnaie de manière totalement décentralisée. De plus, les unités monétaires de cette monnaie sont créées en contrepartie de la vie d’un humain utilisant cette monnaie, elle ne dépend donc pas du bon vouloir d’une élite qui choisirait quand et comment la créer.
 
Par-dessus le marché, la gestion de l’identité dans ce système est également totalement décentralisée : aucune entreprise, aucun groupe, ne peut le contrôler. Ce sont des humains en vie qui se certifient entre eux, sans qu’aucune entité extérieure ne puisse intervenir. Cerise sur le gâteau, ce sont ces humains qui contrôlent la blockchain de cette monnaie.

… et c’est à portée de main !

Enfin, il ne s’agit pas d’un « whitepaper » et d’élucubrations sur le futur : une monnaie libre existe déjà et fonctionne depuis mars 2017, la Ğ1. Par conséquent, on peut donc déjà tous l’utiliser puis devenir membre à son tour, comme chacun des plus de 2 100 membres existants à ce jour. Il suffit d’aller à leur rencontre et de venir discuter avec eux. Rien de plus.
 
Alors, allons-nous rester au fond de notre canapé et laisser les multinationales nous dominer, ou bien allons-nous enfin prendre notre destin en main ?
 
La décision appartient à chacun d’entre nous.
 
 
Pour comprendre plus en détail la monnaie en général et la monnaie libre en particulier, je publie deux petits livrets (70 pages au format « poche ») :
 
 
 

Tissons des liens forts

Chers amis lecteurs, passionnés, justiciers, activistes, curieux de nature…
 
Utiliser un réseau social unique pour le dénoncer a des limites. On voit de plus en plus souvent des gens critiquer des plateformes très utilisées et inviter tout le monde à partir ailleurs.
 
Ailleurs, oui, mais où ? « Ailleurs », c’est trop compliqué. « Ailleurs », il n’y a personne, etc. Oui, tant que tout le monde se dit qu’il n’y a personne, alors il n’y aura effectivement personne. C’est à chacun d’entre nous de faire vivre ces plateformes alternatives pour qu’il y ait « quelqu’un ». Si vous ne le faites, pas, deux conséquences suivent inéluctablement :
  • pourquoi les autres le feraient-ils plus que vous ?
  • le jour où la plateforme dont laquelle vous dépendez à 100 % fait défaut, vous vous retrouvez le bec dans l’eau.
Est-ce plus difficile de s’y inscrire qu’ailleurs ? Non. Un courriel, un mot de passe, c’est terminé.
 
Tous ont-ils toutes les fonctionnalités des plateformes auxquelles vous êtes habitués ? Non.
 
Pour autant, il s’agit tout simplement de mettre l’essentiel avant le détail : qu’est-ce qui est le plus important, la fonctionnalité à laquelle on est habitué ou bien le pistage et la censure ? À chacun d’entre nous de mettre les priorités que l’on juge les plus importantes.
 
Ainsi, et parce que la diversité est mère de résilience, je vous invite à venir me retrouver sur diverses plateformes, listées ci-dessous, vous n’avez que l’embarras du choix ! L’idéal étant d’en choisir au moins deux, au cas où l’une d’entre elles fasse défaut un jour. Scannez les qrcodes ou cliquez dessus pour aller sur mon profil sur chacun de ces sites :
 
Diaspora, opensource, décentralisé, équivalent de FB. Pas de groupes, interface minimaliste. Choix d’un « pod » pour s’inscrire, le choix est totalement libre et a peu d’importance : https://podupti.me/ en prendre un avec de nombreux utilisateurs (trier avec la colonne Users) et ancien de préférence (colonne Months).
Mastodon, opensource, décentralisé, équivalent de Twitter. Comme pour Diaspora, choix d’un pod. On peut utiliser cette page pour aider dans le choix d’un pod : https://instances.social/
Peertube. Permet le partage de vidéos. C’est un youtube décentralisé.
ZoneFR, une alternative à Facebook centralisée et propriétaire, hébergée en France, avec moins de censure que d’autres… et peut-être moins de canaux directs avec la DGSI. Les informations restent en France.
Communecter, une alternative française un peu différente, plus axée « local », associations et projets que réseau social.
VK, centralisé, vous donnez vos infos directement au FSB. Est-ce mieux que la NSA ou la DGSI, à vous de voir en fonction de l’endroit où vous vous trouvez et de vos activités !
Facebook. Sans commentaire.
Twitter. Sans commentaire.
Youtube. Sans commentaire.
Minds. Centralisé. Différent.
Un petit dernier : “seenthis.net”
Évidemment, pour être tenu au courant des informations les plus importantes que je pourrais diffuser, n’oubliez pas de vous inscrire à la liste de diffusion à gauche. Je n’envoie des courriels que pour des annonces importantes (nouveau livre, par exemple).

Résoudre le problème de la dette publique par l’expropriation

On nous parle de plus en plus souvent du « problème de la dette publique ». C’est effectivement un problème. Ceux qui s’intéressent un tout petit peu à la monnaie savent très bien comment le résoudre. Il suffit d’arrêter le système de création monétaire par les banques. D’arrêter de payer pour de la monnaie créée par un clic de souris.

On sait par ailleurs que le système financier tel qu’il est actuellement ne peut pas continuer éternellement. Les dettes gonflent inexorablement, la croissance est la condition d’existence du système. Or sur une planète aux ressources non infinies, il n’est matériellement pas possible de maintenir une croissance exponentielle. Car c’est bien d’une croissance exponentielle qu’il s’agit. Un « petit » 2 % par an, c’est 20 % au bout de 10 ans, 46 % au bout de 20 ans, 78 % au bout de 30 ans, 100 % au bout de 36 ans, 258 % au bout de 50 ans. Quant à la décroissance, c’est tout simplement impossible en système de monnaie-crédit : ce serait l’effondrement immédiat du château de cartes. La chute est donc inévitable.

L’État, par l’intermédiaire de l’organisme « France Stratégie » relié directement au premier ministre se penche sérieusement sur la question de la dette publique. Il a publié sur son site officiel des « pistes » pour venir à bout du problème dans une note qui date de fin 2017. Et là, cramponnez-vous à votre siège. Ils envisagent qu’« en cas de problème », l’État devienne propriétaire de tout le territoire et fasse payer un « droit d’occupation du sol » aux anciens propriétaires désormais expropriés. Vous ne me croyez pas tellement c’est gros ? Lisez par vous-même :

« Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien. »

Lire en clair : « les gens deviennent propriétaires, il ne reste plus qu’à les déposséder de leurs biens et rafler la mise ». Bien entendu, le bénéficiaire direct de ce genre de mesure ne serait pas l’État, il ne ferait que « se désendetter ». Bingo pour les banquiers et grands financiers.

La vidéo qui accompagne le billet est également à couper le souffle. Âmes sensibles s’abstenir.