Teste tes connaissances sur la monnaie !

(This test also exists in English)

Communiquer sur la monnaie n’est pas commode. Amener le sujet dans une conversation peut s’avérer fastidieux.

Les réactions vont généralement de « On peut parler d’autre chose ? » à « Quel sujet barbant ! ».

Mais lorsqu’on titille l’ego, on obtient plus souvent une réponse. L’indifférence se transforme en vanité. Vanité de « savoir quelque chose ». Étaler sa confiture.

Alors, nous y voilà, teste tes connaissances avec ce quiz et teste tes amis ! Certaines réponses risquent de te paraître étranges. C’est normal, j’ai sélectionné les idées reçues – fausses – les plus communes.

Je sais tout, même pas besoin de regarder les réponses !

Teste-toi sans les réponses !

Euh… pas si sûr… j’aimerais bien apprendre quelque chose.

Teste-toi avec réponses/explications

 

Rétablissons l’ordre !… dans l’ordre !

Au hasard de mes pérégrinations, je tombe sur cet article aux envolées lyriques :

Les Français veulent de l’ordre

Ah, ça, oui, rétablissons l’ordre ! Ou plutôt, établissons-le, ce serait une première.

Raz-le-bol qu’une minorité de ripoux se permettent en toute impunité de pomper la valeur issue du travail de millions de Français, 100 milliards d’euros d’évasion fiscale en 2018 rien qu’en France, pas moins de mille milliards par an en Europe depuis des années.
 
Raz-le-bol que des gens bien placés, là-haut, fassent tout pour protéger la-dite minorité de ripoux, tout en se gavant tellement de homard et de champagne que ça leur donne des indigestions. Et loin de s’améliorer, le phénomène s’accentue d’année en année.
 
Raz-le-bol de ce Gouvernement et de cette Assemblée qui complotent à 1h du matin pour dégommer, à 25 voix contre 21 sur les 577 députés censés nous représenter, un projet de loi s’attaquant justement à l’évasion fiscale. Et si seulement c’était une exception ! Mais non, c’est une pratique courante !
 
Raz-le-bol que des multinationales pillent allègrement la richesse nationale par évasion fiscale également, le tout protégé par Bercy. Sans compter toutes les techniques pour ne pas payer d’impôts par la grande distribution, 418 milliards d’euros de manque à gagner rien qu’en PACA !
 
Raz-le-bol que des citoyens exemplaires et droits dans leurs bottes soient pourchassés pour dénoncer ces pratiques d’évasion fiscale et illégalités en tous genres, pendant que ceux-là même qui organisent l’évasion fiscale en Europe sont décorés de toutes parts.
 
Raz-le-bol que, pendant que la population d’« en bas » est saignée de plus en plus (APL, retraites et j’en passe), la France est la championne du monde de distribution de dividendes.
 
Raz-le-bol qu’un vol de riz et de pâtes pour se nourrir résulte en peine de prison ferme pendant que des violeurs pédophiles, des escrocs qui volent des millions, se prennent des peines en sursis voire pas de peine du tout. Raz-le-bol que, alors qu’il y a un viol sur mineur toutes les heures en France, on interdit la fessée par une loi, sans oublier la loi sur l’outrage sexiste, aux termes totalement flous ce qui s’avère contre-productif, et totalement décalée de la réalité du terrain, puisque, sans même parler de simples propos sexistes, deux viols par heure font l’objet d’un signalement à la police en France, laissant entrevoir probablement 10 fois plus de viols en réalité. République Ridicule.
 
Raz-le-bol que nos forces de l’ordre, mises sous pression par des ordres illégaux et des rafles sans fondement, souffrent de plus en plus de suicides. Ce sont des individus comme les autres, souvent avec une famille à nourrir, et qui, lorsqu’ils se rebellent face à des illégalités, se prennent des représailles dans un silence médiatique tellement assourdissant que je suis obligé de mettre un lien vers Sputnik News. Quand c’est un média russe qui finit par faire un véritable travail de journaliste et d’information en France, où est passée la soit-disant démocratie dont se gargarisent nos médias ? République Bananière.
 
Raz-le-bol, justement, que l’information soit monopolisée par la même minorité de ripoux, qui au passage nous inonde de fake news et de sondages bidons pour façonner l’opinion publique, tandis qu’on traficote à tour de bras les statistiques.
 
Raz-le-bol de ces politiciens qui méprisent les Français qu’ils sont censés servir. Il fait trop chaud ? Habillez-vous légèrement. Ce que font ces conducteurs de bus en mettant des jupes, faute d’avoir le droit de se mettre en short.
 
Raz-le-bol que nos soit-disant « représentants » soient nos maîtres au lieu d’être nos serviteurs, à grands renforts de vaisselle neuve dont on se sait plus très bien ce qu’elle a coûté. Chère transparence de la République qui ne Marche plus très droit ! Et si le peuple n’a pas de homard, il peut se contenter de kebabs à défaut de fromage et de vin !
 
Raz-le-bol que ces mêmes politiciens véreux prennent cans cesse des décisions contre le peuple : agriculture, santé, services publics laissés mourants par faute de budget alloué puis bradés au privé, surtout s’ils sont profitables (Française des Jeux, autoroutes, barrages, gares, aéroports, etc.), ventes d’armes à des pays sanguinaires sans compter les guerres auxquelles ils font participer la France en notre nom et qui se soldent par de l’immigration massive, juste retour des choses pour un pays qui terrorise des populations entières en larguant des bombes et en soutenant le terrorisme à l’étranger. Et ce, tout en vendant l’indépendance de la France (nucléaire, marine, satellites…) à des puissances étrangères, en toute impunité.
 
Raz-le-bol que les mêmes dirigeants se contre-fichent de la dégradation de l’environnement, pour le plus grand plaisir des multinationales. Car oui, si les particuliers se voient visés dans tous les sens, les grands groupes, eux, polluent en toute impunité. Au point qu’ils s’en fichent tellement qu’ils exportent le plastique à recycler en Malaisie, ça coûte moins cher ! Ah, mais surtout, mettez bien votre plastique dans la poubelle verte ! Sacrebleu ! De quoi être vert de rage, oui ! Mettez bien votre vignette Crit’Air banque de pollueurs ! Pendant ce temps, ArcelorMittal balance des tonnes d’acide toxique dans les sols, et le lanceur d’alertes qui a sonné l’alarme est poursuivi et doit même avoir recours à mendier auprès du bon peuple tellement l’État n’en a rien à cirer.
 
Raz-le-bol que les marchés financiers, à coups de micro-transactions à haute fréquence effectuées par des robots, summum de déshumanisation, fassent la pluie et le beau temps sur des matières premières dont dépendent des humains pour leur survie.
 
Raz-le-bol que nos dirigeants incompétents laissent ces mêmes marchés échapper à tout contrôle dans des Dark Pools de plus en plus importants. Ah oui, c’est vrai, après une bonne décennie de laisser-faire, la BCE a juste commencé à en limiter l’usage en 2018, provoquant un tsunami bancaire qui risque bien de tout emporter.
 
Raz-le-bol que l’État se laisse dicter sa conduite par les mêmes marchés financiers à l’aide de lobbys puissants, et qu’il soit à la botte des banquiers par la dette qui n’est qu’une construction financière d’un schéma de Ponzi un peu élaboré et « légal ».
 
Raz-le-bol de ces hauts-fonctionnaires qui trahissent leur pays en passant du public au privé, faisant profiter ce dernier des trous législatifs qu’ils ont laissés sciemment dans le gruyère des lois qu’ils ont votées eux-mêmes.
 
Raz-le-bol que les forces de l’ordre laissent passer tranquillement des soit-disant black blocs pendant qu’elle dégomme les manifestants pacifistes, tout en gazant tout le monde –dont elles-mêmes– avec des substances toxiques classées secret défense.
 
Raz-le-bol aussi que l’on ne mette pas un peu d’ordre dans le terreau extrémiste qui gangrène la France. Et je ne parle pas des musulmans en général, mais uniquement d’une poignée d’individus influents à qui on laisse carte blanche pour diffuser des idées extrémistes sous couvert de « liberté d’expression » et d’« État de droit ». Et qu’on ne s’y trompe pas. C’est bien du fait de notre politique. Sinon, comment expliquer que la Russie n’ait plus de problème depuis près de 20 ans avec les terroristes islamistes alors que 15 % de sa population est musulmane ?
 
Raz-le-bol qu’on laisse faire les trafics de drogue qui minent et entretiennent le climat délétère de nos banlieues, au point qu’on finit par compter ce juteux « bizness » dans le PIB.
 
Alors, oui, rétablissons l’ordre en France ! C’est un vaste programme ! Il s’agit juste de mettre les priorités… dans le bon ordre !
 
Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, c’est une prouesse. Eh oui…
 
Raz-le-bol aussi de ces mous du bulbe qui ne lisent jamais les articles et se contentent du titre.
 
Si vous avez aimé ce billet, vous allez adorer mon dernier livre, « La monnaie : l’essentiel », qui résume en moins de 70 pages les frasques de notre système financier et explique tout sur la monnaie en général. Et pour ceux qui sont plutôt « roman », alors vous devriez lire mon roman en téléchargement gratuit en soutien aux gilets jaunes, « Le Président Providentiel », manne d’informations sur notre société qui déraille.
 
Et maintenant, vous pouvez remonter au début et cliquer sur chaque lien. Bel exploit !

La Libra de Facebook existe déjà… en open source et sans Facebook !

La monnaie « Libra » de Facebook fait beaucoup de bruit en ce moment. Sur le sujet, on entend dire tout et n’importe quoi. Dans mon livre « La monnaie libre : l’essentiel », j’explique :
 
[…] le ministre français de l’économie lui-même a récemment proclamé que « les monnaies créées par des entités privées risquent de faire concurrence à la monnaie de l’État » alors que, justement, l’État français ne crée pas un centime de monnaie et toutes les monnaies officiellement reconnues sont créées par des entités privées – que ce soit les banques centrales ou les banques commerciales.

Pas seulement une monnaie…

Peu l’ont remarqué, mais la Libra n’est pas seulement une monnaie. En catimini, Facebook a également l’intention de gérer les identités pour résoudre le « problème » de l’anonymat sur Internet. En effet, en fin du papier de présentation, on peut lire :
 
L’objectif de l’association est également de développer et promouvoir un standard d’identité ouvert. Nous pensons qu’une identité digitale mobile et décentralisée est un prérequis pour l’inclusion et la compétition financière.
Lisons entre les lignes. Quand on parle ici de « décentralisé », c’est « des serveurs répartis dans différentes entreprises du groupe ». Ce modèle est en réalité totalement centralisé puisqu’il s’agit de serveurs « de l’association », donc contrôlés par elle. On nous présente donc un modèle centralisé sur lequel on a mis une étiquette « décentralisé ». Ne soyons pas dupes.

Ça existe déjà !…

Du coup, je ne comprends pas pourquoi certains s’extasient devant cette « nouveauté ». En effet, un système offrant toutes ces fonctionnalités existe déjà, avec l’énorme avantage que c’est un logiciel libre qui ne dépend donc d’aucune entreprise : Duniter.
 
Ce logiciel nous permet de faire fonctionner une monnaie de manière totalement décentralisée. De plus, les unités monétaires de cette monnaie sont créées en contrepartie de la vie d’un humain utilisant cette monnaie, elle ne dépend donc pas du bon vouloir d’une élite qui choisirait quand et comment la créer.
 
Par-dessus le marché, la gestion de l’identité dans ce système est également totalement décentralisée : aucune entreprise, aucun groupe, ne peut le contrôler. Ce sont des humains en vie qui se certifient entre eux, sans qu’aucune entité extérieure ne puisse intervenir. Cerise sur le gâteau, ce sont ces humains qui contrôlent la blockchain de cette monnaie.

… et c’est à portée de main !

Enfin, il ne s’agit pas d’un « whitepaper » et d’élucubrations sur le futur : une monnaie libre existe déjà et fonctionne depuis mars 2017, la Ğ1. Par conséquent, on peut donc déjà tous l’utiliser puis devenir membre à son tour, comme chacun des plus de 2 100 membres existants à ce jour. Il suffit d’aller à leur rencontre et de venir discuter avec eux. Rien de plus.
 
Alors, allons-nous rester au fond de notre canapé et laisser les multinationales nous dominer, ou bien allons-nous enfin prendre notre destin en main ?
 
La décision appartient à chacun d’entre nous.
 
 
Pour comprendre plus en détail la monnaie en général et la monnaie libre en particulier, je publie deux petits livrets (70 pages au format « poche ») :
 
 
 

Tissons des liens forts

Chers amis lecteurs, passionnés, justiciers, activistes, curieux de nature…
 
Utiliser un réseau social unique pour le dénoncer a des limites. On voit de plus en plus souvent des gens critiquer des plateformes très utilisées et inviter tout le monde à partir ailleurs.
 
Ailleurs, oui, mais où ? « Ailleurs », c’est trop compliqué. « Ailleurs », il n’y a personne, etc. Oui, tant que tout le monde se dit qu’il n’y a personne, alors il n’y aura effectivement personne. C’est à chacun d’entre nous de faire vivre ces plateformes alternatives pour qu’il y ait « quelqu’un ». Si vous ne le faites, pas, deux conséquences suivent inéluctablement :
  • pourquoi les autres le feraient-ils plus que vous ?
  • le jour où la plateforme dont laquelle vous dépendez à 100 % fait défaut, vous vous retrouvez le bec dans l’eau.
Est-ce plus difficile de s’y inscrire qu’ailleurs ? Non. Un courriel, un mot de passe, c’est terminé.
 
Tous ont-ils toutes les fonctionnalités des plateformes auxquelles vous êtes habitués ? Non.
 
Pour autant, il s’agit tout simplement de mettre l’essentiel avant le détail : qu’est-ce qui est le plus important, la fonctionnalité à laquelle on est habitué ou bien le pistage et la censure ? À chacun d’entre nous de mettre les priorités que l’on juge les plus importantes.
 
Ainsi, et parce que la diversité est mère de résilience, je vous invite à venir me retrouver sur diverses plateformes, listées ci-dessous, vous n’avez que l’embarras du choix ! L’idéal étant d’en choisir au moins deux, au cas où l’une d’entre elles fasse défaut un jour. Scannez les qrcodes ou cliquez dessus pour aller sur mon profil sur chacun de ces sites :
 
Diaspora, opensource, décentralisé, équivalent de FB. Pas de groupes, interface minimaliste. Choix d’un « pod » pour s’inscrire, le choix est totalement libre et a peu d’importance : https://podupti.me/ en prendre un avec de nombreux utilisateurs (trier avec la colonne Users) et ancien de préférence (colonne Months).
Mastodon, opensource, décentralisé, équivalent de Twitter. Comme pour Diaspora, choix d’un pod. On peut utiliser cette page pour aider dans le choix d’un pod : https://instances.social/
Peertube. Permet le partage de vidéos. C’est un youtube décentralisé.
ZoneFR, une alternative à Facebook centralisée et propriétaire, hébergée en France, avec moins de censure que d’autres… et peut-être moins de canaux directs avec la DGSI. Les informations restent en France.
Communecter, une alternative française un peu différente, plus axée « local », associations et projets que réseau social.
VK, centralisé, vous donnez vos infos directement au FSB. Est-ce mieux que la NSA ou la DGSI, à vous de voir en fonction de l’endroit où vous vous trouvez et de vos activités !
Facebook. Sans commentaire.
Twitter. Sans commentaire.
Youtube. Sans commentaire.
Minds. Centralisé. Différent.
Un petit dernier : “seenthis.net”
Évidemment, pour être tenu au courant des informations les plus importantes que je pourrais diffuser, n’oubliez pas de vous inscrire à la liste de diffusion à gauche. Je n’envoie des courriels que pour des annonces importantes (nouveau livre, par exemple).

« La monnaie libre : l’essentiel » est sorti !

Frère jumeau de « La monnaie : l’essentiel », ce livre s’attache à répondre à toutes les questions sur la monnaie libre.

Comprendre la monnaie libre passe par de nombreuses étapes : comprendre des mécanismes basiques de la monnaie en général, puis intégrer petit-à-petit le fonctionnement et les propriétés de la monnaie libre en particulier. Pour aider chacun d’entre nous à comprendre la monnaie libre, je publie ce petit livre qui résume les points essentiels dans un format compact et utilisant des termes et des explications simples. À faire lire à tous ceux qui se posent des questions sur la monnaie libre.

J’y explique la symétrie spatiale et temporelle, les référentiels absolu et relatif, la convergence des comptes, la toile de confiance, les logiciels et services, ainsi qu’un chapitre dédié aux questions les plus fréquentes.

Il est disponible sur :

N’hésitez pas à mettre des avis sur ces sites pour aider les gens qui découvrent à faire leur choix !

« La monnaie : l’essentiel » est sorti !

Après le succès du livre « La monnaie : ce qu’on ignore », je publie un autre livre de vulgarisation sur le même sujet : la monnaie.

Autant mon premier livre sur le sujet est épais et intimidant à la fois pour ceux qui ne connaissent rien au sujet et pour les allergiques à la lecture, autant « La monnaie : l’essentiel » ne paye pas de mine : 80 pages au format poche (60 pages sur Amazon, un peu plus grand), il ressemble plus à un petit livret qu’à un véritable livre. Pour autant, c’est un condensé d’information.

Histoire de la monnaie, banques centrales, monnaie crédit, monnaies alternatives, blockchain, etc. Plus personne n’aura d’excuse pour dire qu’il « ne savait pas » comment est créée la monnaie, l’origine de la dette publique, le pouvoir des agences de notation, les effets de la spéculation et de l’effet de levier, les conséquences de l’étalon-or… Tout y est !

Ce n’est pas non plus un résumé de « La monnaie : ce qu’on ignore ». Pas un seul paragraphe n’a été repris, tout a été réécrit. Seuls deux graphiques essentiels sont identiques entre les deux livres. Ceux qui ont aimé le premier livre peuvent parfaitement lire celui-ci : les explications et la perspective sont différentes et très complémentaires du premier.

Il est disponible au format papier et au format électronique sur les plate-formes suivantes :

Bonne lecture, et n’hésitez pas à laisser des commentaires sur ces sites pour donner envie aux visiteurs de le lire !

Résoudre le problème de la dette publique par l’expropriation

On nous parle de plus en plus souvent du « problème de la dette publique ». C’est effectivement un problème. Ceux qui s’intéressent un tout petit peu à la monnaie savent très bien comment le résoudre. Il suffit d’arrêter le système de création monétaire par les banques. D’arrêter de payer pour de la monnaie créée par un clic de souris.

On sait par ailleurs que le système financier tel qu’il est actuellement ne peut pas continuer éternellement. Les dettes gonflent inexorablement, la croissance est la condition d’existence du système. Or sur une planète aux ressources non infinies, il n’est matériellement pas possible de maintenir une croissance exponentielle. Car c’est bien d’une croissance exponentielle qu’il s’agit. Un « petit » 2 % par an, c’est 20 % au bout de 10 ans, 46 % au bout de 20 ans, 78 % au bout de 30 ans, 100 % au bout de 36 ans, 258 % au bout de 50 ans. Quant à la décroissance, c’est tout simplement impossible en système de monnaie-crédit : ce serait l’effondrement immédiat du château de cartes. La chute est donc inévitable.

L’État, par l’intermédiaire de l’organisme « France Stratégie » relié directement au premier ministre se penche sérieusement sur la question de la dette publique. Il a publié sur son site officiel des « pistes » pour venir à bout du problème dans une note qui date de fin 2017. Et là, cramponnez-vous à votre siège. Ils envisagent qu’« en cas de problème », l’État devienne propriétaire de tout le territoire et fasse payer un « droit d’occupation du sol » aux anciens propriétaires désormais expropriés. Vous ne me croyez pas tellement c’est gros ? Lisez par vous-même :

« Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien. »

Lire en clair : « les gens deviennent propriétaires, il ne reste plus qu’à les déposséder de leurs biens et rafler la mise ». Bien entendu, le bénéficiaire direct de ce genre de mesure ne serait pas l’État, il ne ferait que « se désendetter ». Bingo pour les banquiers et grands financiers.

La vidéo qui accompagne le billet est également à couper le souffle. Âmes sensibles s’abstenir. 

La guerre du Kippour n’a pas causé le choc pétrolier des années 1970 (en fait, c’est l’inverse)

Dans mon livre « La monnaie : ce qu’on ignore », j’écris que l’abandon de l’étalon or par Nixon est le déclencheur du premier « choc pétrolier » des années 70. En lisant cela, tu peux te dire : « C’est faux, ça. On sait tous que les méchants de l’OPEP sont à l’origine de la crise et que c’est la guerre du Kippour qui est le déclencheur. »

Je ne vais pas nier que certaines raisons politiques ont pu avoir une influence. Malgré tout, j’affirme ici qu’elles ne sont pas le facteur principal. Des preuves ? Elles arrivent.

Plutôt que de croire inconditionnellement ce qu’on nous raconte, regardons les chiffres.

Hausse des prix

Voilà ce qu’on nous présente : les Saoudiens avec leurs copains de l’OPEP ont démarré un embargo sur le pétrole en 1973. La principale raison aurait été de protester contre les états qui soutenaient Israël dans la guerre contre les pays arabes. Ou au pire, on nous dit que c’est juste les types cupides de l’OPEP qui voulaient tirer un maximum de jus de leur pétrole. Résultat : les prix du pétrole flambent.

Effectivement, les prix ont grimpé lorsqu’on regarde les prix en dollars sans correction (la courbe bleue). Ils ont aussi grimpé en « dollars constants », c’est-à-dire tenant compte de l’inflation.

On doit alors se poser deux questions :

  • la guerre a-t-elle été la cause de l’embargo ?
  • le « dollar constant » est-il une référence fiable et non faussée ?

Répondons à ces deux questions.

Les Saoudiens : rois du pétrole

Tout d’abord, les Saoudiens étaient les rois du pétrole à l’époque. En fait, ils rivalisaient avec les États-Unis en terme de production :

Non seulement ils étaient l’un des principaux producteurs au niveau mondial, mais ils basaient aussi leur économie sur le pétrole.

Jetons un coup d’œil à leur dépendance économique au pétrole :

En 1970, 30 % de leurs revenus provenaient du pétrole, ce qui n’est pas rien. C’est passé à 70 % en 1974. Peut-être étaient-ils vraiment cupides, finalement ?

Mais comment sont-ils passés de 30 à 70 % ? Est-ce grâce à la hausse des prix ? Est-ce que, par hasard, ce pourrait être parce qu’ils ont exporté beaucoup plus ? Regardons un peu la courbe de leurs exportations :

Effectivement, leurs exportations ont littéralement explosé entre 1970 et 1979. La multiplication par 3 de leurs exportations entre 1970 et 1975 explique déjà à elle seule largement la hausse des revenus pétroliers. Si c’était de la cupidité, ils n’ont pas obtenu plus par un simple gain de prix, on peut même être surpris qu’ils n’aient pas gagné plus vu l’augmentation de leurs exportations.

Mais une première question vient à l’esprit : au vu de la hausse des prix du pétrole, où donc est passée la chute vertigineuse des exportations qui devrait en être la cause ? Il y a bien une petite baisse de moins de 10 % vers 1973, mais cela suffirait-il à justifier la hausse brutale des prix du pétrole ? Est-ce qu’il pourrait y avoir d’autres raisons à cette hausse ?

Les productions mondiales et états-unienne

Jetons un coup d’œil à la production mondiale de pétrole dans la période qui nous intéresse.

Le plus surprenant dans l’histoire, c’est que la production saoudienne (Middle-East en vert) n’ait pas plongé plus que cela en 1973 pour un embargo qui a tout de même duré 6 mois. Plus surprenant, la production états-unienne a elle-aussi baissé dans la même période. Auraient-ils fait un embargo sur eux-mêmes ? Ça n’a aucun sens ! Penchons-nous sur la question d’un peu plus près et focalisons-nous sur la production de pétrole des États-Unis sur la période :

Effectivement, on voit la production américaine baisser significativement entre 1970 et 1980, en plein choc pétrolier. Elle ne remonte légèrement qu’en 1980. N’est-ce pas surprenant ? Devrions-nous peut-être regarder d’autres sources ?

Aucun doute, en pleine crise du pétrole, les États-Unis ont réduit leur production. On peut voir une très légère inflexion des importations pendant l’embargo, mais sans pour autant avoir un arrêt total, très loin de là, puis une accélération très impressionnante des imports. La logique de l’époque, qui n’a été cassée que récemment sous Obama était : « Épuisons les réserves de tout le monde, puis quand ils seront à cours de pétrole, on pourra puiser dans les nôtres ». Ils y sont d’ailleurs arrivé partiellement puisqu’ils deviennent en 2017 le premier producteur de pétrole au monde. Le prix à payer était peut-être la crise pétrolière des années 1970.

Biais culturels

Le monde arabe, comme bien d’autres parties du monde, est très traditionnel. Il est basé sur la stabilité des valeurs ancestrales. Il fonctionne sur des valeurs « sûres » comme l’or. Encore aujourd’hui, les frasques dorés des princes du pétroles sont mondialement connus, en plus d’autres choses.

Par ailleurs, l’or prend une place importante pour afficher ses richesses :

L’étalon or

Ceux qui ont lu mon livre sur la monnaie savent qu’à la suite des accords de Bretton Woods en 1945, l’économie mondiale repose sur le dollar américain pour les échanges internationaux, chaque dollar est échangeable contre de l’or à taux fixe. Malheureusement, les États-Unis impriment beaucoup plus de dollars qu’ils n’ont d’or et le président Nixon est forcé d’abandonner l’étalon or en 1971.

Le résultat direct est la chute immédiate du cours du dollar par rapport à l’or :

D’un autre côté, tous les échanges internationaux continuent à être payés en dollars. Le pétrole ne fait pas exception, puisqu’on parle même en pétrodollars. C’était encore le cas très récemment, et quiconque défiait ce monopole était immédiatement écarté. Saddam Hussein et Khaddafi en sont deux exemples frappants, si j’ose dire. Il n’y a que les Chinois et les Russes pour se lancer dans l’aventure ces dernières années.

Revenons en 1973. Mets-toi dans la peau d’un Saoudien. Tu chéris l’or. Mais en échange de ton pétrole, tu reçois des bouts de papier avec lesquels tu pourrais tapisser ta chambre tellement ils ne valent plus rien. Ce que tu vois, c’est que ton or noir a une valeur qui dégringole par rapport à l’or sonnant et trébuchant, il perd même quasiment la moitié de sa valeur :

Prix d’un barril de pétrole en onces d’or

Que faire ? Tu te souviens que le dernier embargo en 1967 a remonté les prix rapidement, on le voit d’ailleurs sur le graphique ci-dessus. Il faut absolument trouver une excuse pour obliger le prix du pétrole à remonter au niveau où il se trouvait sous l’étalon or.

La guerre du Kippour est l’excuse rêvée. Surtout quand on sait que les Saoudiens en ont été secrètement les artisans puis ouvertement actifs dans le conflit.

Comparaison pétrole-or

Continuons notre analyse et étudions comment le pétrole et l’or se sont comportés dans les décennies qui nous intéressent. Peut-être allons-nous trouver une forme de stabilité. N’oublions pas qu’à cette période, le monde entier entre en crise, les monnaies subissent des dévaluations importantes, on l’a vu avec le dollar qui plonge par rapport à l’or, etc.

Il semblerait bien qu’au milieu du chaos mondial, on trouve une certaine stabilité dans ce graphique. Jusqu’en 1985, il y a des vagues, certes, mais la tendance globale est très stable : le pétrole remonte systématiquement à ses niveaux d’avant la crise autour de 0,08.

Analysons cette fois ce graphique avec en tête les événements historiques de l’époque. Soudain, tout s’éclaire.

Pour résumer, les Saoudiens et leurs alliés forcent le prix du pétrole en or à revenir à ses niveaux de la période de l’étalon or. Ils le font même monter encore plus loin pour s’approcher de 0.1. Visiblement, d’autres étaient aussi en train de regarder ce même graphique : les dirigeants de l’OPEP sont attaqués physiquement pour leur rappeler qui est le patron. L’opération marche bien, les prix du brut redescendent.

Cinq ans plus tard, le prix du pétrole en or est de nouveau redescendu bien bas. C’est compter sans la perspicacité des Saoudiens. Ils lancent un embargo sur le long terme en réduisant de manière drastique leur production et leurs exports. Malgré tout, ils doivent finalement céder autour de 1985 : de nouveaux concurrents indépendants sont apparus dans le secteur pétrolier comme l’Alaska, la Sibérie ou encore la Norvège en Mer du Nord. Les Saoudiens voient qu’en retenant trop leur production, ils perdent du terrain et leurs revenus s’effritent, ils remettent les gaz, si on peut dire, faisant descendre le prix du pétrole cette fois pour plus longtemps. Adieu étalon or-pétrole !

Conclusion

Si tu crois encore qu’il n’y a aucun lien entre le pétrole et l’or dans cette période, exprime-toi ! Depuis, d’autres événements ont eu lieu qui peuvent brouiller les cartes. Pourtant, à l’époque, je suis persuadé que ce graphique explique tout.

Quant au graphique « en dollars constants » du début, il est évident que le calcul de ce « dollar constant » est de la pure fantaisie. Les Saoudiens n’en avaient rien à faire des « papelards constants » ou de l’« inflation » calculée par un panel obscur quelque part dans le monde. Ils se basaient sur l’or qu’ils pouvaient entasser dans leurs coffres.

La guerre du Kippour n’a été qu’une excuse et les Occidentaux savaient très bien ce qu’ils faisaient à l’époque, ils voulaient se servir de l’excuse de l’abandon de l’étalon or pour récupérer du pétrole à bas prix !

Vidéo sur ma chaîne Youtube  : pourquoi s’intéresser à la monnaie ?

Je viens de rajouter une vidéo qui explique en moins de 3 minutes pourquoi nous devrions tous nous intéresser à la monnaie, en particulier la création monétaire. Je vais également diffuser sous peu d’autres vidéos bien plus détaillées, le but de celle-ci est surtout d’attirer l’attention sur le sujet pour les gens qui n’ont pas conscience de son importance.

Junior La Plume

Adolescent, j’écrivais déjà beaucoup, la passion de coucher sur le papier les histoires qui se bousculaient dans ma tête me brûlait. J’ai dans mes tiroirs des piles de carnets de notes, romans, nouvelles et même quelques poèmes, pour un public plutôt jeune, disons de 8 à 20 ans. Cet ensemble d’œuvres est non publié à ce jour. Les rares personnes à qui j’avais osé les présenter à l’époque avaient adoré.

J’ai décidé d’éditer et de publier ces histoires, sous le pseudo « Junior La Plume » de manière à ce que les lecteurs sachent qu’ils ont affaire aux écrits « jeunesse » de Denis La Plume.

La première publication de ce type est le premier tome d’une série de fictions d’aventures mettant en scène « La Bande du Lion » et « les 7 », dans la pure tradition des séries qui ont bercé mon enfance telles le Club des Cinq (Enid Blyton) ou les 6 compagnons (Paul-Jacques Bonzon) pour ceux qui connaissent.

Vous pouvez retrouver ce roman :

Bonne lecture !